Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

À quand les bacs bruns en Mauricie?

durée 15h59
11 mai 2012
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Guillaume Jacob
TROIS-RIVIÈRES - 

Plusieurs questions séparent les Mauriciens du jour où ils devront trier leurs résidus entre le recyclage, les déchets et les matières putrescibles.

Usine de biométhanisation ou site de compostage ? Collecte à trois voies ou tri au site de réception des matières résiduelles ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles doit encore répondre la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie.

Une chose est sûre, les résidus compostables ne pourront plus être enfouis à compter de 2020, en vertu des règles du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). « C’est la question du jour », admet le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM), Pierre Bouchard. « Nous sommes à étudier plusieurs scénarios. »

Déjà, les citoyens de plusieurs villes telles que Gatineau (2010), Lévis (2011), Sherbrooke (2007), Magog (2012) et Victoriaville (1998) ont recours au « bac brun » pour se débarrasser de leurs déchets de tables, feuilles mortes et résidus de gazon, entre autres. En 2010, c’était 5 % des ménages québécois qui bénéficiaient de ce service, selon le MDDEP.

Plusieurs villes entrent maintenant dans le bal. En septembre dernier, 11 des 17 régions du Québec avaient soumis un total de 28 projets au MDDEP, qui allouera 650 millions $ d’ici l’automne 2013 pour aider à la construction d’usines de biométhanisation ou de sites de compostage.

La Mauricie pourra-t-elle déposer un projet à temps ? « On est très actifs dans ce dossier-là, assure M. Bouchard. Mais on veut être certain de ce qu’on va faire. On parle avec d’autres municipalités qui ont testé la biométhanisation et le compostage. »

La Mauricie est l’une des seules régions, avec l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord du Québec, qui ne comptent aucune installation active de compostage, selon un document synthèse du ministère.

Une étude est en cours de réalisation pour évaluer l’ensemble de la biomasse valorisable dans la région. « Tout dépendant des types de déchets, le compostage ou la biométhanisation sera plus approprié. Il faut savoir qu’on ne doit pas seulement tenir compte des déchets de table des citoyens, mais aussi des résidus des commerces et de certaines usines. »

Les résultats de cette étude, réalisée par le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales de Shawinigan, devraient être connus cet été. Un éventuel projet d’usine pourrait être inscrit dans le plan triennal d’immobilisation de la RGMRM, qui sera déposé en septembre prochain, « si on est assez avancé », indique le président, M. Bouchard.

La biométhanisation

Si le gouvernement du Québec insiste tant pour bannir les matières putrescibles des sites d’enfouissement, c’est qu’elles sont la cinquième plus importante source de gaz à effet de serre de la province. C’est qu’en se décomposant dans le sol, en absence d’oxygène, ces matières produisent du méthane, un gaz à effet de serre encore plus puissant que le dioxyde de carbone.

Les usines de biométhanisation consistent donc à reproduire, en quelque sorte, ce processus de décomposition en absence d’oxygène en milieu contrôlé. Au final, elles permettent donc du méthane, qui peut être utilisé à des fins énergétiques et du digestat, qui peut ensuite être composté.

En bref:

- En 2008, les résidus alimentaires et les résidus verts représentaient près de la moitié des déchets générés par les ménages québécois, avec une moyenne de 184 kg par année.

- Les résidus alimentaires représentent 65% du poids des déchets éliminés par les restaurants et les épiceries.

- Les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche, la Suède, le Massachusetts et la Nouvelle-Écosse (depuis 1997!) ont aussi adopté des lois pour bannir les matières organiques de l’enfouissement, en totalité ou en partie.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h00

Facteurs de risque de maladies du cœur et d'AVC: des tendances préoccupantes

Cœur + AVC publie mardi un nouveau rapport avec des données à jour sur les facteurs de risque modifiables de la population. Plusieurs indicateurs médicaux sont au rouge, notamment les cas d'hypertension, de diabète de type 2 et les taux élevés de cholestérol. Le nombre de Canadiens atteints d'hypertension augmente chaque année depuis le début des ...

Publié à 9h00

Le taux de suicide à la baisse au Québec, mais des régions sont plus touchées

Le Québec continue d'afficher une diminution des taux de suicide. Plusieurs régions hors des grands centres urbains ont toutefois des taux de suicide significativement supérieurs au reste de la province. Le portrait des comportements suicidaires au Québec 2026, publié lundi par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), indique que ...

Publié hier à 12h00

Semaine de prévention du suicide: «Il reste encore des tabous», juge le PDG de l'AQPS

Parler ouvertement du suicide n'est pas une conversation simple, mais il s'agit du premier pas vers la prévention, estime le président-directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide, qui souhaite briser les tabous. Selon Hugo Fournier, il ne faut pas avoir peur de demander à quelqu'un qui semble aller mal si elle pense au ...