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Victime d'intimidation à sept ans, elle ne mettra plus les pieds à l'école

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20 janvier 2012
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Par Audrey-Ruel Manseau | TVA Nouvelles

Malgré tous les mouvements pour contrer l'intimidation, ce fléau est toujours très présent dans nos écoles, comme l'a appris à ses dépens Samara, une élève de sept ans dont l'éducation sera dorénavant assurée à la maison.

Souffre-douleur de ses camarades de classe, la fillette de Trois-Rivières endure un véritable calvaire depuis maintenant deux ans.

« Presque chaque journée, je me fais battre », a lancé Samara, qui ajoute que « presque toutes les filles » se comportent en bourreaux à son endroit.

« J'essaie de me protéger. Moi aussi, je dis des mots méchants, mais je ne donne pas de coups parce que sinon, ça empire », a expliqué celle qui a encore une fois été prise à partie mercredi par ses camarades de classe.

« Hier [mercredi], ça a été la goutte qui a fait déborder le vase. Cinq ou six élèves lui ont donné des coups de pied et l'ont enfermée dans une case. J'ai appelé l'école et j'ai dit: "Je la retire" », a dit André Jodoin, le père de la victime.

L'art de la punition

La Commission scolaire Chemin-du-Roy refuse de commenter la situation, sous prétexte que, mis à part une rencontre en début d'année, la direction de l'école Le P'tit bonheur n'aurait jamais eu vent de l'intimidation dont était victime Samara.

Un rendez-vous a débouché sur des réprimandes qui ont fait sourciller M. Jodoin.

« Les mesures qui ont été prises, c'est faire des dessins pour dire "Je m'excuse". Personnellement, si je suis un enfant, on me dit de faire un dessin...», a indiqué le père, selon qui les sévices ont repris deux semaines plus tard.

Changer de coin

Samara dit s'être confiée à ses deux enseignantes, qui auraient minimisé la situation.

« Elles m'ont dit: "Ce n'est pas grave. Va-t'en dans un autre coin et elles ne vont pas te suivre" », se rappelle Samara, pour qui l'école se fera maintenant dans le confort de son foyer.

« Moi, mon enfant doit être en sécurité et sa vie n'est pas en sécurité à l'école, a renchéri M. Jodoin. Ça va faire quoi plus tard? Elle n'aura aucune confiance en elle. Elle va toujours se sentir écrasée et je ne veux pas ça pour mon enfant. C'est pour ça que je la retire de l'école. »

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