Une nouvelle maison pour Noël
C est grâce à l aide de plusieurs samaritains que Jessy Paillé et Claude Vadeboncoeur pourront célébrer Noël dans leur nouvelle résidence. Trois-Rivières le 4 décembre 2011. NICOLAS DUCHARME/L'ÉCHO DE TROIS-RIVIÈRES/AGENCE QMI
Grâce à l'aide de multiples samaritains, Jessy Paillé et Claude Vadeboncoeur pourront fêter Noël sous leur toit cette année. Le couple de Maskinongé avait dû faire démolir sa maison en juillet puisqu'elle était infestée de mérule pleureuse, un champignon qui a grandement affecté leur santé.
Comme la compagnie d'assurances et le gouvernement refusent de payer pour leur malheur, le couple ne savait pas s'il aurait les fonds nécessaires pour terminer la nouvelle construction. « Il fallait commencer quelque chose sans savoir si nous pourrions le finir. Ce n'est pas facile », explique Jessy.
Sans argent, ils ont pris la décision de vendre tout ce qui était possible pour commencer la construction. Ils ont aussi dû faire appel à toutes les ressources possibles. « J'ai tout le temps donné dans la vie. Maintenant, il fallait aller quêter. Je peux affirmer que c'est la situation la plus humiliante de ma vie », avoue Mme Vadeboncoeur.
Jessy Paillé a même changé d'emploi récemment afin d'obtenir un meilleur salaire comme camionneur.
Après avoir passé au travers de la difficile épreuve de démolir la maison où ils avaient tant de souvenirs, ils ont entamé la construction de leur future demeure, bien plus petite que l'ancienne, à la fin du mois d'août.
C'est alors qu'ils ont pu être témoins de la générosité d'inconnus. « 95% des gens qui nous ont aidés sont de l'extérieur », lance M. Paillé. Il donne en exemple un homme qui s'est présenté, a donné 400$ et est reparti sans laisser son nom. Plusieurs commerces ont aussi fait des dons pour la cause ou vendu des matériaux à bas prix, dont une compagnie de St-Amable en Montérégie qui a donné les fermes de toit pour la maison.
Une sœur en or
Parmi les gens qui ont aidé le couple, c'est à la sœur de Claude Vadeboncoeur, Nancy, qu'ils sont le plus redevables. Après avoir été évincé de leur domicile en 2010, ils ont aménagé dans le chalet de Nancy, situé tout juste derrière leur propre résidence. « Si nous avions eu à payer un loyer, nous n'aurions jamais pu nous construire parce que nous n'avions pas l'argent. »
Puis, cette dernière a fourni plusieurs meubles pour la nouvelle résidence puisqu'elle rénovait sa propre demeure. Ainsi, la cuisine, le salon et la salle de bain sont en fait composé de l'ancien mobilier de la sœur de Claude.
Beaucoup de travail à faire
Le couple se contente présentement de bien peu. Même s'ils peuvent habiter dans leur nouvelle demeure, il reste beaucoup de travail à abattre, puisque les planchers n'ont pas été posés et les murs ne sont pas peinturés. Le duo avoue être au bout du rouleau.
« On ne pensait même pas installer un sapin de Noël parce que nous sommes épuisés. Mais nous nous sommes dit que ce n'est pas à notre famille de subir nos problèmes. Finalement, monter l'arbre nous a changé les idées. Ça nous a fait oublier qu'il y a encore beaucoup de travail à faire sur la maison. »
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Cancer du sein: l'obésité empêcherait le corps d'éliminer les cellules dangereuses
L'obésité semble interférer avec la capacité du corps à éliminer efficacement les cellules qui risquent de se transformer en cellules cancéreuses, ce qui pourrait expliquer pourquoi l'obésité est un facteur de risque pour le cancer du sein, croient des chercheurs américains. En résumé, les auteurs de l'étude ont constaté que les ...
LIRE LA SUITE
FA: l'Institut de cardiologie de Montréal réalise une première canadienne
Un patient chez qui l'utilisation d'anticoagulants n'était pas appropriée a profité d'une intervention réalisée en grande première canadienne à l'Institut de cardiologie de Montréal, et qui a fait d'une pierre deux coups. L'intervention pratiquée par le docteur Adrian Petzl a ainsi permis de s'attaquer non seulement au problème de ...
LIRE LA SUITE
Les jeunes du Québec entament une deuxième rentrée scolaire sans téléphones
Cette rentrée scolaire marque la deuxième depuis que le gouvernement québécois a interdit, en 2025, l’utilisation des téléphones cellulaires dans les écoles. La première année de cette expérience s’est «très bien passée», selon le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Richard Bergevin. Ce dernier affirme ...
LIRE LA SUITE