Des pertes monétaires énormes
Les installations d Hydro-Québec sont fréquemment victimes de vols de cuivre. La société d État estime ses pertes à 4,5 millions de dollars pour l année 2010.STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI)
Si certains malfaiteurs engrangent des sommes importantes grâce au vol de cuivre, les compagnies victimes de ces délits doivent débourser de gigantesques montants pour réparer les installations brisées.
Chez Hydro-Québec, les vols de cuivre et les coûts qui y sont reliés sont bien connus. En 2010, la compagnie d'État a été victime de 518 vols, une hausse par rapport aux 267 de 2009. Les réparations importantes encourues par ces délits se chiffrent à 4,5 millions de dollars.
La société d'État compte même sur ses propres enquêteurs qui parcourent les différents recycleurs de métaux afin de retracer certains voleurs. « Les équipes de Services et sécurité industrielle collaborent avec les corps policiers dans les dossiers de vol de cuivre », explique Danielle Chabot d'Hydro-Québec.
Les citoyens peuvent aussi subir les contrecoups des vols de cuivre. À Saint-Étienne-des-Grès, les citoyens ont dû se débrouiller sans téléphone, câble et internet pendant une journée entière, le système téléphonique Bell ayant été endommagé.
« Nous prenons cette situation très au sérieux et nous collaborons avec les enquêteurs des services policiers pour tous les cas de vols de cuivre. Nous étudions également la possibilité de poser des actions légales civiles et criminelles pour poursuivre les contrevenants et récupérer les dommages causés sur notre réseau », commente Marie-Ève Francoeur, porte-parole chez Bell.
Les usines en démolition ciblées
Une des entreprises les plus touchées en Mauricie est sans contredit la firme Recyclage Artic Béluga. Cette dernière a été victime de multiples vols, particulièrement sur le chantier de démantèlement des anciennes usines Belgo de Shawinigan et Aleris à Trois-Rivières. Des pertes qui s'évaluent en millions selon Jean-François Gélinas, vice-président opérations.
« À la Belgo, il y a des secteurs que nous voulons réutiliser, comme la station de traitement des eaux. Mais il y a pour un million de dommages. Lorsque nous allons vouloir remettre le bâtiment en service, ça va coûter pas mal plus cher. »
Face à tous ces vols, l'entreprise a dû faire appel à des gardes de sécurité. « En un an et demi, il y a eu une trentaine d'arrestations. Mais il y en a qui nous échappent, c'est tellement grand comme site. »
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Cancer du sein: l'obésité empêcherait le corps d'éliminer les cellules dangereuses
L'obésité semble interférer avec la capacité du corps à éliminer efficacement les cellules qui risquent de se transformer en cellules cancéreuses, ce qui pourrait expliquer pourquoi l'obésité est un facteur de risque pour le cancer du sein, croient des chercheurs américains. En résumé, les auteurs de l'étude ont constaté que les ...
LIRE LA SUITE
FA: l'Institut de cardiologie de Montréal réalise une première canadienne
Un patient chez qui l'utilisation d'anticoagulants n'était pas appropriée a profité d'une intervention réalisée en grande première canadienne à l'Institut de cardiologie de Montréal, et qui a fait d'une pierre deux coups. L'intervention pratiquée par le docteur Adrian Petzl a ainsi permis de s'attaquer non seulement au problème de ...
LIRE LA SUITE
Les jeunes du Québec entament une deuxième rentrée scolaire sans téléphones
Cette rentrée scolaire marque la deuxième depuis que le gouvernement québécois a interdit, en 2025, l’utilisation des téléphones cellulaires dans les écoles. La première année de cette expérience s’est «très bien passée», selon le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Richard Bergevin. Ce dernier affirme ...
LIRE LA SUITE