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L'ENPQ fait appel à Bertrand Godin

durée 17h49
1 décembre 2011
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Par Nicolas Ducharme

Les aspirants policiers de l'École nationale de police du Québec (ENPQ) à Nicolet pourront bénéficier d'une combinaison hors de l'ordinaire pour parfaire leur apprentissage. En effet, l'institution a fait appel au pilote automobile Bertrand Godin à titre d'instructeur de conduite pour aider les futurs patrouilleurs à parfaire leurs techniques au volant.

Selon Yves Bissonnette, instructeur de conduite de véhicules à l'ENPQ, il est primordial que les aspirants policiers soient le plus compétents possible lorsqu'ils sont derrière le volant. « Leur automobile est considérée comme une arme. Ils en sont entièrement responsables. En cas d'accident, ils sont passibles de poursuites. En déontologie, il y a eu plusieurs sentences dévastatrices. »

C'est pourquoi l'ENPQ a décidé de faire appel à Bertrand Godin. Le pilote automobile montre un épais dossier en piste, lui qui a évolué en Formule 3000 et dans les séries Indy Lights et Atlantique. Ce dernier ne cache pas son bonheur de débuter cette nouvelle carrière.

« J'adore enseigner et je suis content de me joindre à cette équipe d'instructeurs. Ma décision de venir ici donne un sens à ce que j'ai fait dans ma carrière de pilote. »

Malgré son impressionnant pedigree, le sympathique Maskoutain a dû se familiariser avec le monde des forces de l'ordre.

« J'ai beaucoup appris depuis deux mois. C'est moi qui étudiais la philosophie des policiers et ce qu'ils ressentent durant leurs activités. Il y en a plusieurs qui ont peur de devoir utiliser leur arme à feu, mais le danger auquel ils risquent bien plus d'être confrontés, c'est celui d'une situation dangereuse en auto-patrouille. C'est beaucoup plus fréquent que de devoir utiliser une arme à feu. »

Des véhicules difficiles à conduire

Déjà, les aspirants policiers semblent s'inspirer des conseils de Godin. « Il insiste beaucoup sur nos limites personnelles. Ce qu'il nous dit, c'est que si nous avons une hésitation, nous sommes mieux de ne pas y aller », souligne l'une d'elles, Vanessa Gagnon-Plante.

« Je les aide à être plus sécuritaires et efficaces. Ils n'ont pas la tâche facile. Ils conduisent des voitures de 4000 livres qui ne sont pas agiles. En plus, ils doivent composer avec les conditions climatiques comme la neige. S'ils savent comment la voiture va réagir, ils seront bien plus sécuritaires sur la route », ajoute Godin.

Le nouvel instructeur travaillera donc sur les aspects techniques de la conduite, comme les dérapages et les freinages. « Ils doivent réaliser que pour être efficaces, ils ne doivent pas forcément rouler vite, mais bien d'être rapide lorsqu'il est temps d'appliquer la bonne technique. »

Patrouiller, pas de tout repos

Malgré ce qu'on pourrait croire, les aspirants policiers ne l'auront pas de tout repos dans leur auto-patrouille. Ils devront faire face à un stress énorme, particulièrement en zone urbaine. Comble de malheur, il est impossible pour eux de pratiquer leurs interventions dans les rues publiques puisqu'ils ne sont pas au volant de réelles voitures de police.

Les étudiants doivent donc se contenter d'un circuit fermé d'une longueur de 1,15 km.

Fort heureusement, l'ENPQ a fait l'acquisition l'été dernier d'un simulateur. « Il permet d'intégrer d'autres voitures, des piétons et tout ce qu'ils vont retrouver dans la vraie vie. C'est un bel outil », explique Yves Bissonnette.

L'ENPQ a d'ailleurs fait passer de 12 à 26 le nombre d'heures dédiées à l'apprentissage de la conduite d'une voiture patrouille.

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