Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les femmes violentées ne demandent pas plus d'aide après le meurtre

durée 11h40
20 octobre 2011
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Fannie Brouillette

Deux semaines après le meurtre survenu à Trois-Rivières, les femmes victimes de violence conjugale ne semblent pas avoir tiré une leçon du drame pour demander davantage d'aide aux maisons d'hébergement Le Far et La Séjournelle.

Rappelons que le présumé meurtrier et ex-conjoint d'Édith Bolduc avait déjà été accusé de voies de fait à son endroit et avait l'interdiction de la contacter.

Au Far, le drame a suscité l'émoi. La directrice, Johanne Lemay, avoue même avoir songé aux manières de faire un suivi avec celles qui consultent en externe.

« Nous ne remettons pas en question la manière de faire notre travail, car il y a déjà un suivi étroit. Mais quand on est confronté à un drame comme ça, on se demande s'il n'y avait pas lieu de relancer encore davantage les femmes qui ont fait appel à nous. »

Si le drame a été largement médiatisé dans la région, les maisons d'hébergement n'ont pas constaté un impact direct sur certaines femmes victimes de violence conjugale.

Les proches s'inquiètent

Ce sont par contre des proches qui soupçonnent la violence conjugale qui ont consulté davantage les intervenants du Far.

« Les proches ne savent pas toujours quoi faire. Ils peuvent vouloir aider, mais se mettre eux-mêmes dans une position dangereuse », indique Anne-Madeleine Kadafela, directrice adjointe à la maison Le Far. Elle indique que les statistiques de visites du site internet de la maison ont aussi augmenté dans les jours qui ont suivi le meurtre.

À La Séjournelle à Shawinigan, on n'a pas constaté une hausse de consultations directement reliées à cet événement.

« Les femmes qui vivent une situation de violence conjugale ne suivent pas l'actualité. Quand tu es victime, tu es dans une bulle de survie. Tu n'as pas l'énergie pour t'intéresser à ce qui se passe autour de toi », indique Denise Tremblay, psychologue et directrice de La Séjournelle.

L'affaire du Dr Turcotte

Mme Tremblay indique cependant qu'elle a reçu des témoignages en lien direct avec l'affaire du cardiologue Guy Turcotte, qui a assassiné ses deux enfants et été jugé non criminellement responsable, l'été dernier.

« Certaines femmes avouaient que leur conjoint avait fait des menaces. D'autres disaient : j'ai peur qu'il m'arrive la même chose. J'ai peur que si je le quitte, il s'en prenne aux enfants. », confie Denise Tremblay.

La plupart des femmes qui avaient recours aux services de La Séjournelle n'étaient pas hébergées, mais consultaient les experts.

« C'est une affaire qui a été extrêmement médiatisée et qui a duré longtemps. Ça a créé beaucoup de peur, surtout par rapport aux enfants », conclut-elle.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 12h00

Les orthophonistes s'inquiètent du temps d'écran des tout-petits

Trop de parents ignorent encore les effets négatifs que les écrans peuvent avoir sur le développement de leurs enfants en bas âge, déplore l'Association d’orthophonistes et des audiologistes du Québec. De nombreuses études établissent une corrélation entre le temps d'écran d'enfants de moins de cinq ans et les risques de développer un retard de ...

Publié hier à 16h00

Une recherche vise à permettre la détection du cancer par prise de sang, sans biopsie

Le jour n’est pas si loin où une simple prise de sang permettra aux personnes atteintes de cancer de ne plus devoir se soumettre à des chirurgies pour extraire des tissus cancéreux – ce qu’on appelle communément une biopsie – pour avoir un suivi de leur maladie ou même pour la diagnostiquer. La prise de sang devient alors ce que les experts dans ...

Publié hier à 10h00

D'après Statistique Canada, le taux de pauvreté demeure stable à 11 %

Statistique Canada indique que le taux de pauvreté du pays a à peine bougé en 2024, demeurant plus de 50 % au-dessus des niveaux de 2020. L’organisme précise que 11 % des Canadiens — soit environ 4,5 millions de personnes — vivaient dans la pauvreté en 2024, comparativement à 11,1 % en 2023 et à 7 % en 2020. Statistique Canada ajoute que le ...