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Traquer le renard en amoureux

durée 15h25
18 octobre 2011
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Par Guillaume Jacob

C'est bien connu, l'automne est la saison de la chasse. Mais c'est aussi le temps de la trappe, une activité presque oubliée qui compte pourtant plusieurs adeptes dans la région. Rencontre avec un couple de coureurs des bois.

Pour Christian Grenier et sa conjointe Sylvie, l'automne est la plus belle saison de l'année. Le couple de trappeurs a déjà préparé ses pièges et rêve aux prises qu'ils pourront prendre durant la saison à venir, qui s'étirera jusqu'au printemps pour certaines espèces.

Activité de couple plutôt inédite, la trappe. Marcher de longues heures à travers bois, poser des pièges et écorcher des animaux pourrait en rebuter plus d'une. Pourtant, Sylvie est tombée amoureuse de l'activité préférée de son mari. «J'aime le contact avec la nature. Quand on est dans le bois, on oublie tout.»

Pour ce couple comme pour les quelque 180 trappeurs de la Mauricie, le bonheur est dans les bois. La forêt et ses occupants n'ont plus de secrets. «La trappe, c'est comme un travail de détective. Il faut savoir lire les traces, le déplacement des feuilles, les marques de griffes sur les troncs et les autres indices du passage des animaux. On vient à connaître par cœur les animaux qu'on retrouve dans tel ou tel type de milieu.»

Cette science, qui ne s'acquiert qu'avec l'expérience, risque de se perdre faute de relève. «C'est bien connu, les jeunes sont davantage attirés par l'ordinateur que par la nature», note M. Grenier, qui parcourt les bois de la région depuis plus de 30 ans.

Et ce n'est pas par intérêt pécuniaire qu'on attirera la relève. La vente de pelleteries comble à peine les coûts en équipement. Il est donc loin le temps ou la fourrure était le principal moteur économique du pays.

Préjugés

Le couple de trappeurs souhaiterait défaire les préjugés et les mythes tenaces qui taraudent le commerce de la fourrure. Les pièges sont tous certifiés par le gouvernement, explique Christian Grenier, et ils sont conçus pour tuer l'animal en lui infligeant le minimum de douleur.

Et parce que l'état des milieux naturels est intimement lié à leur activité préférée, les trappeurs en sont d'ardents défenseurs, témoigne M. Grenier. «Nous, on fouille les bois. Aussitôt qu'on voit des problèmes, on peut les signaler. Par exemple, on dénonce les coupes de bois excessives qui compromettent l'habitat des martres d'Amérique. Je suis déjà tombé sur un déversement d'huile dans un ruisseau. J'ai aussitôt avisé le ministère de l'Environnement. Si je n'étais pas passé par là, qui sait combien de temps ça aurait duré», raconte le trappeur.

Les piégeurs ont aussi à cœur de préserver les espèces, en respectant rigoureusement le nombre de prises permis. « C'est ce qui nous assure qu'on pourra recommencer l'an prochain », résume Christian Grenier.

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