Gentilly-2: « Une vente de feu » selon le député Donald Martel
Alors que la Société Hydro-Québec s’affaire à démanteler la Centrale Gentilly-2, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, dénonce avec vigueur les façons de faire dans ce dossier.
Les étapes de la démolition
En opération depuis 1983, la centrale a été mise hors service en décembre 2012. Il s'agirait du premier déclassement officiel d'une centrale nucléaire au monde selon les informations obtenues.
Les travaux de démantèlement, évalué à 1,8 milliard $, ont alors été entrepris et ont duré environ 18 mois dans sa phase 1. Ils consistaient, selon l’échéancier, à décharger le combustible du réacteur, traiter l'eau lourde et désactiver plusieurs systèmes répartis à l’intérieur de la centrale.
Le combustible doit ensuite être vidangé pour faire en sorte que la centrale soit démolie et le site remis en état. On prévoit donc y effectuer des travaux répartis sur environ une cinquantaine d’années soit jusqu’en 2062.
- « Pour moi, c’est vraiment une vente de feu et c’est scandaleux. Cela représente des dizaines de millions de dollars! »
-Donald Martel
Une démarche plutôt floue
On constate donc que le démantèlement des équipements a débuté. Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, ne peut expliquer le processus qui semble se faire en catimini.
« C’est épouvantable! Ce qu’on apprend, est qu’Hydro-Québec a acheté pour des dizaines de millions $ des équipements qui étaient prévus pour la réfection de la centrale Gentilly-2. Quand ils ont décidé d’annuler la réfection de la centrale, ils se sont donc retrouvés avec beaucoup d’équipements. Là, ils ont décidé de s’en départir », souligne M. Martel.
Il poursuit son analyse : « Ce que j’ai su, c’est qu’on pouvait faire des visites du matériel disponible et cela se serait produit le vendredi 14 novembre. On ne connait pas le processus qui a amené ces gens là aux visites des lieux. Je sais aussi que l’équipement doit partir dans les prochains jours. Cela donne donc aux gens qui ont fait cette visite, un certain temps pour remettre leur soumission. Pour moi, c’est vraiment une vente de feu. Cela représente des dizaines de millions de dollars et je ne sais pas ce qu’Hydro-Québec a fait pour obtenir le meilleur prix pour tout ça. »
Selon les informations obtenues par M. Martel, des ferrailleurs font partis des gens qui se sont présentés sur le site et selon lui, cela indiquerait que des équipements pourraient se vendre au prix du fer plutôt que tenter d’obtenir le meilleur prix possible.
Le député de Nicolet-Bécancour n’a pas la langue dans sa poche : « Pour moi, c’est scandaleux ! Les gens sont écoeurés du gaspillage! » lance-t-il. « Je ne peux pas accepter que la direction d’Hydro-Québec fait dépenser au-dessus de 1 milliard $ pour procéder à la réfection de cette centrale et que son PDG Vandal décide en fin de compte que ce n’est pas une bonne idée. » conclut-il.
Hydro-Québec devra s’expliquer sur le processus en cours. Le député Martel demeure aux aguets dans ce dossier percutant.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les réfugiés ne pourront plus parrainer leurs proches pour devenir résidents
Le ministre de l'Immigration a discrètement mis fin à une mesure qui permettait à certains réfugiés de parrainer leurs enfants ou leurs conjoints en vue de l'obtention d'un statut de résident permanent, sans fournir aucune explication aux défenseurs des réfugiés quant à ce changement. Cette mesure temporaire permettait à certains ...
LIRE LA SUITE
Le Canada n'atteindrait même pas d'ici 2050 l'objectif d'émissions fixé pour 2030
Une nouvelle étude suggère que le Canada est en passe de ne pas atteindre son objectif de réduction des émissions pour 2030 fixé dans le cadre de l'Accord de Paris — et qu'il ne l'atteindra même pas d'ici 2050, année où il devait atteindre la carboneutralité. L’analyse, publiée vendredi par l'Institut climatique du Canada, avance que ...
LIRE LA SUITE
Jour 13: les répercussions de l'escalade commerciale sur le Québec inquiètent
L'escalade des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis a continué de s'immiscer mardi dans la campagne électorale québécoise, au moment où les droits de douane de rétorsion canadiens sont officiellement entrés en vigueur et pourraient faire mal à l'économie de la province. Au jour 13 de la campagne, la porte-parole de ...
LIRE LA SUITE
