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Ne rien faire coûterait 180 M$ à Ottawa

durée 19h22
24 février 2014
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Par Matthieu Max-Gessler
OTTAWA - 

L’inaction coûterait plus cher au gouvernement fédéral que de venir en aide aux victimes de la pyrrhotite. C’est ce qui ressort d’une étude menée auprès de ces dernières par les députés Robert Aubin et Ruth Ellen Brosseau dévoilée lundi.

Selon le rapport, le quart des répondants ont une assurance sur leur prêt hypothécaire avec la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Si ces personnes ne pouvaient assumer le coût des réparations causées par la pyrrhotite et, par le fait même, leur hypothèque, c’est la SCHL qui se retrouverait avec la facture.

«On estime qu’il y a un inventaire de 180 M$ de maisons que les gens ne seront pas capables de réparer et que le gouvernement fédéral aura sur les épaules. Si le gouvernement se retrouve avec 1000 maisons qui ne valent plus rien, qu’est-ce qu’il va faire: les laisser se détruire, s’effondrer et tuer du monde», a questionné Yvon Boivin, porte-parole de la Coalition Proprio-Béton.

Une victime sur deux aurait du mal à payer

M. Boivin base ce calcul sur d’autres données fournies par l’étude, menée auprès de 299 propriétaires de maisons affectées par la pyrrhotite en Mauricie. Cet exercice a permis de déterminer que la valeur moyenne des travaux qui doivent être faits est de 155 516 $. Or, près de la moitié des personnes sondées estiment qu’il leur sera difficile (32 %), voire impossible (12 %), d’assumer ces frais.

«Ça va coûter au minimum 180 M$ au gouvernement pour gérer ce parc immobilier là», a ajouté M. Boivin.

La Coalition Proprio-Béton demande à Ottawa un montant de 125 M$ réparti sur cinq ans pour venir en aide aux victimes de la pyrrhotite.

La deuxième plus grande catastrophe

Le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, présent lors de la présentation de l’étude, a insisté sur l’ampleur de cette catastrophe. Il a également appelé Ottawa à changer la norme en vigueur sur les agrégats de béton afin d’en bannir toute trace de pyrrhotite.

«Le gouvernement doit assumer sa responsabilité. C’est sa norme et c’est elle qui a mal joué son rôle», a-t-il martelé.

L’étude souligne par ailleurs que la crise de la pyrrhotite serait la pire catastrophe en termes de coûts, après la crise du verglas de 1998. Cette dernière avait causé pour plus de 4,6 milliards $ en dégâts, alors que le gouvernement avait déboursé 665 M$ en aide.

Un nouveau cri d’alarme

Pour le député néo-démocrate de Trois-Rivières, Robert Aubin, cette étude servira d’argument pour sensibiliser ses collègues conservateurs qui ne saisissent pas, selon lui, l’ampleur du problème.

«Il y beaucoup d’élus pour lesquels le mot pyrrhotite a très peu de signification. Maintenant, n’importe quel député conservateur sensé devrait pouvoir mettre de la pression pour faire bouger son propre gouvernement. C’est le seul qui nous offre un silence radio», a-t-il plaidé.

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