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Un débat sous le signe de la zizanie

L’harmonie qui régnait au début du débat n’a pas duré bien longtemps.
Photo: Claudia Berthiaume - L'Écho de Trois-RivièresL’harmonie qui régnait au début du débat n’a pas duré bien longtemps.
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TROIS-RIVIÈRES - 

Si le débat de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières s’était déroulé dans un calme relatif mardi, il en était tout autrement pour celui du télédiffuseur public, jeudi soir.

Certes, la formule était différente et laissait sans doute plus de place à la confrontation. Chaque candidat pouvait poser une question à deux de ses adversaires, dont l’identité avait été déterminée au préalable, par tirage au sort. Trois thèmes avaient été retenus, soit éthique et politique, finances publiques et vision d’avenir.

Cinq questions provenant du public ont également été adressées aux candidats. Il s’agissait du premier affrontement réunissant les six aspirants à la mairie.

L’éthique, une corde sensible

L’harmonie a rapidement quitté le plateau, dès l’étape des présentations. Sylvie Tardif s’est posée en «seule candidate pour sortir le maire sortant» alors que Catherine Dufresne a opposé sa vision à celle «d’un homme qui dépense sans compter» et à celle «d’une femme pour qui pense que l’argent pousse dans les arbres.»

Mais c’est Pierre-Benoit Fortin qui a porté le premier coup à l’endroit de Richard St-Germain, de Force 3R. Celui qui s’était montré discret lors du précédent débat a invité le président du parti municipal à se départir de son entreprise (Club de golf Le Marthelinois) s’il est élu, pour éviter toute forme de conflit d’intérêt, puisque l’entreprise reçoit un crédit de taxes.

Les candidats se sont ensuite lancé mutuellement plusieurs flèches sur le thème de l’éthique. À tour de rôle, chacun des trois aspirants qui siègent actuellement au conseil municipal a pris soin de rappeler aux deux autres «qu’ils n’étaient pas des modèles en [cette] matière.»

Débandade

C’est lorsque la dette municipale a été abordée que la joute oratoire a littéralement tourné au vinaigre. Pierre-Benoit Fortin n’a laissé aucune chance à ses adversaires de parler, malgré les rappels à l’ordre fréquents de l’animatrice, qui a dû passer à la question suivante plus rapidement que prévu. La cacophonie était telle, que les gens dans la salle avaient peine à savoir qui avait le droit de parole.

Cette atmosphère a visiblement irrité Marcelle Girard, qui a mentionné être profondément déçue du débat. «J’ai plein de rêves pour Trois-Rivières, mais je ne peux pas les présenter aux citoyens parce qu’on ne fait que se chicaner», a-t-elle déploré.

En fin de débat, Sylvie Tardif a même demandé à Pierre-Benoit Fortin «de modérer ses transports», alors que celui-ci se montrait agressif en pointant les gens avec son crayon. Du même souffle, elle en a profité pour attaquer Yves Lévesque. «Vous voyez, M. le maire, il y en a qui sont pires que vous», a lancé la candidate.

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