Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Troisième essai

durée 13h26
3 avril 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Guillaume Jacob
TROIS-RIVIÈRES - 

Après deux tentatives infructueuses, la Ville de Trois-Rivières pourra-t-elle enfin renouveler son système de radiocommunication? Par l’adoption d’un règlement, le conseil municipal a donné mardi soir son appui au lancement d’un troisième appel d’offres en quatre ans.

Cet appel d’offres devrait être lancé d’ici deux semaines. La Ville prévoit un budget de 3,5 millions $ pour remplacer des tours de télécommunication et acheter de nouvelles radios pour ses policiers, ses pompiers et ses cols bleus.

À la suite du dernier appel d’offres, lancé il y a environ un an, la seule soumission conforme reçue s’élevait à 11 millions $. Le conseil municipal l’avait jugée trop onéreuse.

En 2009, un premier appel d’offres avait été annulé après l’intervention du ministère des Affaires municipales, qui avait jugé les critères trop restrictifs. Une seule entreprise avait déposé une soumission.

Le maire Yves Lévesque a confiance que cette fois-ci sera la bonne. «La technologie évolue très rapidement dans ce domaine. Les coûts baissent.»

Couverture inadéquate

Sans dire qu’il est désuet, le système de télécommunication actuel de la Ville de Trois-Rivières est en fin de vie utile, précise Jean-François Houde, directeur du service d’approvisionnement de la Ville. «Le système est de plus en plus coûteux à entretenir.»

Lorsqu’ils se rendent dans certains recoins du secteur Pointe-du-Lac, les policiers ne sont plus en mesure de communiquer par radio entre eux ou avec la centrale, donne en exemple le maire Lévesque.

Cette situation a déjà valu à la Ville des réprimandes de la Commission de la santé et sécurité au travail.

Système moins coûteux

Malgré les réserves exprimées par certains membres du conseil municipal, la Ville a décidé d’opter pour un système «Nexedge», moins dispendieux, plutôt que pour un système utilisant le protocole APCO-25, plus cher, mais plus largement utilisé par différents services de police au pays.

Selon Jean-François Houde, il n’y a pas de crainte à avoir au sujet de la compatibilité du futur système trifluvien avec ceux des autres corps de police. «Une passerelle d’interopérabilité est prévue dans l’appel d’offres.»

Impossible de savoir avec précision quand un nouveau système de radiocommunication sera opérationnel à Trois-Rivières. «On ne peut pas imposer de délais d’implantation dans l’appel d’offres, explique M. Houde. C’est un critère du ministère des Affaires municipales pour ne pas limiter la concurrence. On peut penser que le nouveau système sera en fonction dans 6 à 18 mois.»

Les entreprises de partout au Canada pourront déposer une offre. Le nouveau système devrait répondre aux plus hauts standards de cryptage dans l’industrie. Il sera donc bientôt fini le temps où des curieux pouvaient épier les discussions policières sur les ondes.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 9h00

Taxe carbone: Bernard Drainville veut rembourser les agriculteurs

Bernard Drainville continue de chasser en terre conservatrice. Le candidat à la succession de François Legault propose «un remboursement complet et permanent» de la taxe carbone aux entreprises agricoles. «Nos producteurs paient trop cher le prix de la taxe carbone et leur croissance est limitée par une réglementation excessive. Il est primordial ...

Publié le 19 février 2026

Motion contre un pipeline qui traverserait le Québec: les partis se positionnent

Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) ont voté en faveur d’une motion qui s’oppose à un projet de pipeline qui traverserait le Québec, alors que la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) ont voté contre. Le député solidaire de Taschereau, Étienne Grandmont, a déposé une motion jeudi pour demander que ...

Publié le 18 février 2026

Constitution: Christine Fréchette pourrait retirer l’article sur l’avortement

La candidate à la succession de François Legault, Christine Fréchette envisage de retirer le controversé article 29 du projet de constitution du Québec qui vise à protéger le droit à l’avortement. «Je pense que s'il n'y a pas de soutien aucun, il va falloir soit le libeller autrement ou le retirer», a affirmé Mme Fréchette en mêlée de presse ...