Zakaïb veut rassurer
Noëlla Champagne, députée péquiste de Champlain, a organisé une rencontre entre la ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb, et le président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, Patrick Charlebois, pour clarifier les modalités de fonctionnement du fonds de diversification économique de 200 millions $ mis en place pour compenser la fermeture de Gentilly-2.
Pour tenter de calmer la grogne qui persiste depuis quelques jours, la ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb était de passage à Trois-Rivières vendredi afin de clarifier les modalités du fonds de diversification économique de 200 millions $ mis en place pour faire face aux contrecoups engendrés par la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.
Plus tôt cette semaine, plusieurs élus et intervenants économiques de la région avaient vivement réagi après avoir appris que le fonds de diversification était surtout constitué de prêts et non de subventions.
La députée libérale de Trois-Rivères, Danielle St-Amand, avait élevé le ton durant la période de questions à l’Assemblée nationale pour critiquer le Parti québécois à cet égard. Pour sa part, le gouvernement Marois a toujours maintenu que les modalités du fonds étaient claires depuis le début.
Élaine Zakaïb a rencontré vendredi après-midi le président de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières, Patrick Charlebois, à la demande de sa collègue Noëlla Champagne, députée de Champlain. Le tête-à-tête visait à « clarifier » la position du gouvernement.
« Je crois qu’on est sur la même longueur d’onde », a-t-elle commenté lors d’un point de presse convoqué peu après la rencontre.
M. Charlebois s’est dit satisfait des éclaircissements apportés et des modalités du fonds. « Un mot peut résumer le mode de fonctionnement : souplesse », a-t-il souligné.
Le fonds de diversification comptera sur une panoplie d’outils, a détaillé la ministre. Prêts – avec intérêts ou non, subventions, prises de participation, garanties de prêt : « nous allons élaborer la structure de financement optimale pour chaque projet », a voulu assurer Élaine Zakaïb. Pour ce faire, Investissement Québec mettra son expertise à contribution. C’est toutefois un comité formé d’intervenants régionaux qui approuvera chacun des projets.
« En plus de soutenir de nouvelles initiatives, on aimerait faire croître des entreprises qui existent déjà », a souligné la ministre, que ce soit par de l’aide à la commercialisation de produit ou pour l’achat d’équipement. Patrick Charlebois a salué l’attention particulière que le comité compte porter envers les sous-traitants actuels de Gentilly-2. « C’est un fonds de diversification, mais aussi de compensation », a-t-il nuancé.
Une seule ombre au tableau demeure. Le montant réservé à la région est nettement insuffisant selon Patrick Charlebois.
Le fonds sera officiellement en place à compter du 1er avril. M. Charlebois et Mme Zakaïb ont invité les entrepreneurs à se manifester dès maintenant. « J’en appelle à tous les industriels et entrepreneurs qui ont des projets structurants, a déclaré la ministre. Adressez-vous à nos bureaux dès aujourd’hui. »
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