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Surprise autour de la démission de Line Beauchamp

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14 mai 2012
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Par Nicolas Ducharme
TROIS-RIVIÈRES - 

La démission de la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Line Beauchamp, a créé une onde de choc dans la province lundi après-midi. À Trois-Rivières, les principaux acteurs de cette crise ont réagi à cette décision.

L’ex-collègue de Line Beauchamp à l’Assemblée nationale et députée de Trois-Rivières, Danielle Saint-Amand, s’est dit très surprise et peinée de la démission de la ministre. Tout de même, elle affirme comprendre les raisons qui ont mené à ce choix.

« Il faut savoir qu’il semble difficile d’avoir une position de compromis avec les étudiants. Comme elle l’a dit dans son point de presse, il faut mettre les egos de côté. C’est pourquoi, pour le bien de la collectivité, elle pense qu’elle doit passer le flambeau. »

Mme Saint-Amand ne croit toutefois pas que le départ de Line Beauchamp fera fléchir la position du gouvernement sur la hausse des frais de scolarité.

« On va poursuivre le travail et tenter de dénouer ce conflit pour permettre aux étudiants pour qui c’est encore possible de terminer leur session. »

De son côté, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, ne voit pas la démission de Line Beauchamp comme une victoire pour les étudiants.

« Ce qu’elle dit essentiellement, c’est qu’il y a eu beaucoup de discussions avec les étudiants et qu’elle s’aperçoit que nous sommes dans un cul-de-sac et qu’elle n’est peut-être plus la personne pour trouver une solution. C’est pourquoi elle passe le flambeau à quelqu’un d’autre. »

Les étudiants se réjouissent

Attablés au comptoir du café-bistro La Chasse-galerie de l’UQTR, plusieurs étudiants suivaient avec intérêt la conférence de presse de l’ancienne députée de Bourassa-Sauvé. Pour les porteurs du carré rouge, c’était jour de fête.

« Ça allait de soi qu’il fallait qu’elle démissionne dans la situation actuelle après neuf semaines de conflit. Il était temps qu’il se passe quelque chose. Pour nous, elle faisait partie du problème », analyse Ann-Julie Durocher, vice-présidente aux affaires sociopolitiques de l’Association générale étudiante de l’UQTR.

Pour assurer la relève de Mme Beauchamp, le premier ministre Jean Charest a nommé Michelle Courchesne à ce poste. Le président de l’AGE UQTR, Ludovick Nadeau, s’est montré très froid face à cette décision.

« C’est tout comme faire du nouveau avec du vieux. Rappelons que Mme Courchesne était la ministre de l’Éducation lors du premier dégel des droits de scolarité en 2007. Comment avoir confiance en elle ? », se demande-t-il.

Du côté de l’Association générale étudiante du Cégep de Trois-Rivières, on avoue ne pas nécessairement comprendre la décision de l’ancienne ministre.

« Qu’elle décide de prendre sa démission alors que le conflit est à son plus haut niveau, ça me surprend. Il y a peut-être une stratégie politique derrière tout ça », prévient le porte-parole de l’association étudiante, Samuel Rabouin.

 

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