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Dossier sudation fatale: le pathologiste témoigne

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20 octobre 2014
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Anne-Sophie Bois
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Par Anne-Sophie Bois, Journaliste

COLLABORATION SPÉCIALE ÉRIC BEAUPRÉ

Après les témoignages des ambulanciers et de l'urgentologue le vendredi 17 octobre, c'était au tour du pathologiste, André Bourgault, à témoigner, au palais de justice de Drummondville, dans le cadre du procès de Gérald Fontaine, Gabrielle Fréchette et Ginette Duclos. Ils sont accusés du décès de Chantal Lavigne survenu en juillet 2011, après une séance de sudation extrême à Durham-Sud.

Aujourd’hui lundi 20 octobre, le pathologiste a déclaré, lors de son interrogatoire fait par Me Magalie Bernier de la Couronne, que Chantal Lavigne était décédée par asphyxie et par hyperthermie*.

Ce dernier soutient que la victime a manqué d'air à cause de la boite de carton déposée sur sa tête et de l'enveloppement corporel. Cela a, également, permis à son corps d'atteindre une température de 40,5°C, alors que la normale est de 37°C.

M. Bourgault présume que la température a, peut-être même, pu grimper plus haut. Lors du transport au centre hospitalier, la respiration de la victime était trois fois supérieure à la norme habituelle, apprend-on durant le procès.

Malgré un contre-interrogatoire serré, le pathologiste maintient que Mme Lavigne aurait manqué d'oxygène au cerveau, aux tissus cérébraux, aux reins et aux intestins.

Un des avocats de la Défense, Me Duval, a soulevé le point du coma diabétique, mais le docteur n'arrive pas à relier le décès à cette pathologie ou, comme une piste étant valable dans les circonstances.

Ni drogue, ni substance illicite, ni alcool se trouvait dans le sang de Mme Lavigne. Seulement des traces de médicaments administrés par les professionnels de l'hôpital.

En fin d'avant-midi, la Défense a présenté comme témoin, Claudette Goulet, une participante à plusieurs formations du trio. 

Claudette Goulet, cette ancienne infirmière d'une soixantaine d'années, a témoigné le 20 octobre au palais de justice de Drummondville. Elle a, notamment, expliqué ses liens avec Gabrielle Fréchette. Cette dernière est entrée en contact avec Fréchette, alors qu'elle n'allait pas bien.

«Serena m'a aidée à identifier la source de mes angoisses, un problème qui m'empêchait d'évoluer dans la vie, mentionne Mme Goulet qui soutient que ce problème est relié au manque d'attention et d'amour de sa propre mère. Elle m'a aidée à canaliser mes énergies, me dépasser et nettoyer les durs moments qui minaient ma vie.»

Pour le reste de son témoigne, elle a expliqué avoir confiance en ces thérapies qui l’ont aidée à progresser dans la vie.

«Lors du séminaire, tout était fait selon un horaire. Nous avions, à tour de rôle, le temps de faire nos thérapies (2 fois/jour pendant 1h15 à chaque fois) et le reste du temps nous appartenait. Nous devions nous alimenter et dormir adéquatement selon les directives données par Mme Fréchette

Claudette Goulet avait mangé quelques herbes cultivées elle-même au cours des dernières heures avant l’exercice de sudation à laquelle ils étaient tous conviés.

« Nous étions sous bonne supervision et rien ne m'a semblé mal se passer (sic) », mentionne celle qui a expliqué avoir fait une cinquantaine de sudations de ce genre et que celle-ci n'avait rien de différent des autres.

En contre-interrogatoire, Me Magalie Bernier, pour la Couronne, a rapidement scellé la partie concernant ce témoin en lui demandant quels étaient les liens avec la principale accusée, Gabrielle Fréchette. Mme Goulet a précisé entretenir des liens étroits et une relation d'amitié avec elle. La témoin a mentionné être toujours adepte des thérapies, tout en vouant respect aux enseignements de Gabrielle Fréchette.

*Selon le site Internet soins-infirmiers.com, la définition d'hyperthermie:  La fièvre ou pyrexie est un syndrome caractérisé par l’élévation de la température du corps et de l’accélération du pouls. 

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