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Les coaccusés de l'opération Grizzli règlent leur dossier

durée 19h23
23 janvier 2014
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Par Claudia Berthiaume
TROIS-RIVIÈRES - 

La majorité des coaccusés arrêtés dans la cadre de l'opération Grizzli visant à démanteler un vaste réseau de trafic de stupéfiants au centre-ville de Trois-Rivières en mars dernier se sont engagés à plaider coupable, jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Alors que les procédures judiciaires s’annonçaient longues dans ce dossier, le tout pourrait se régler dans les prochaines semaines. Cinq des 17 personnes impliquées dans cette affaire ont reconnu leur culpabilité à des accusations de complot et de trafic de stupéfiants, à savoir de la cocaïne. Il s’agit de Simon Bérubé, Gabriel Cossette, Jean Champagne, Stéphane Noël, Kevin Desjardins Boisvert. Ce dernier était également accusé de production de cannabis.

MM. Champagne, Noël et Desjardins Boisvert ont aussi été reconnus coupables d’avoir commis une infraction au profit d’une organisation criminelle.

Quant à la présumée tête dirigeante de ce réseau, Yvon Boisvert, il a plaidé coupable à des chefs de complot et d’infraction commise au profit d’une organisation criminelle, mais il a été acquitté d’une accusation de trafic de stupéfiants.

Les représentations sur la peine ont été remises au 3 février afin que les nombreux avocats au dossier puissent se rencontrer.

Neuf autres accusés se sont engagés à plaider coupable à cette date.

Un motif humanitaire

Ces règlements surviennent dans un contexte où un des fils d’Yvon Boisvert, Kenny Desjardins Bosivert, également coaccusé dans cette affaire, est hospitalisé depuis une semaine. Le jeune homme de 26 ans est dans un état critique.

Ainsi, la procureure de la Couronne, Me Nathalie Jomphe a accepté qu’Yvon Boisvert puisse être remis en liberté en attendant sa peine pour se rendre auprès de son cadet. L’homme de 64 ans devra toutefois respecter de sévères conditions. En raison des circonstances particulières, il aura le droit de posséder un cellulaire pour être joignable en cas d’urgence, mais il lui est interdit de communiquer avec les autres coaccusés, à l’exception de ses fils (Kenny et Kevin).

M. Boisvert doit demeurer chez lui, sauf pour aller au chevet de son fils. Il ne peut pas se trouver dans un bar, ne doit pas consommer ou posséder de drogue et il ne peut pas non plus posséder ou acquérir d’arme quelle qu’elle soit. Le prévenu doit s’abstenir de faire une demande de passeport et demeurer dans la province de Québec. Finalement, Yvon Boisvert a dû déposer la somme de 5000$ afin de pouvoir recouvrer sa liberté provisoire.

L’enquête qui a mené à ces arrestations a été effectuée par l’Escouade régionale mixte contre le crime organisé et la Sûreté du Québec, entre 2010 et 2013. Des agents infiltrés et de l’écoute électronique ont été utilisés pour démanteler le réseau de trafiquants.

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