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11 septembre 2021 - 10:42

90 000 lecteurs de dioxyde de carbone seront installés d’ici la fin décembre

Lecteurs de CO2 dans les classes : Québec conclut des ententes avec des fournisseurs

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Le ministère de l'Éducation a annoncé hier soir que des ententes ont été conclues avec quatre entreprises, soit Honeywell, Nova Biomatique, Assek Technologie et Airthings, qui fourniront les quelque 90 000 lecteurs de dioxyde de carbone (CO2) devant être installés dans l'ensemble des classes du préscolaire, du primaire, du secondaire, de la formation professionnelle et de l'éducation des adultes.

Le gouvernement du Québec dit qu’il se démarque en devenant le premier au pays à faire un tel déploiement de ces outils qui permettront d'assurer une bonne qualité de l'air dans toutes les classes du réseau scolaire.

Avec la conclusion de ces ententes et selon ce qu'elles prévoient, le Ministère vise le déploiement de la totalité des lecteurs d'ici la fin décembre dans les centres de services scolaires et les commissions scolaires.

Il convient aussi de dire que le processus de sélection des fournisseurs, encadré par le Centre d'acquisitions gouvernementales, en collaboration avec le Ministère et ses partenaires, a été mené rondement et de manière exhaustive et rigoureuse, et ce, dans le souci de retenir des firmes qui répondent en tout point aux exigences fixées initialement pour les lecteurs de paramètres de confort.

Le Ministère a dû franchir plusieurs étapes avant le lancement de cet appel d'offres en juillet dernier pour s'assurer de trouver les solutions les plus adéquates.

Processus d'envergure

L'installation de plus de 90 000 lecteurs de concentration de CO2, de température et de taux d'humidité relative dans toutes les écoles du Québec est un processus d'envergure qui requiert l'élaboration de protocoles et de directives d'intervention ainsi que le recours à diverses expertises de pointe.

Le Ministère collabore notamment avec l'expert indépendant Ali Bahloul, spécialiste en ventilation industrielle et en qualité de l'air intérieur, professeur associé et chercheur en prévention des risques chimiques, biologiques, mécaniques et physiques à l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, soit le premier centre de recherche en santé et en sécurité du travail au Canada.

« La concentration de CO2 dans une salle de classe n'a pas forcément un impact sur la santé des occupants, souligne M. Bahlou. Par contre, elle pourrait être un indice de mauvaise qualité de l'air intérieur et d'inconfort. Le CO2, facile à mesurer, est alors un excellent indicateur de la qualité de l'air, de la ventilation et du confort au même titre que l'humidité relative et la température. Un bon apport d'air et une bonne ventilation contribuent à réduire la transmission par aérosols. La ventilation permet alors d'aider à contrer la transmission de la COVID-19 parallèlement à l'application des autres mesures, comme le port du masque et la distanciation. L'installation des lecteurs de CO2 en continu dans les salles de classe va favoriser une meilleure gestion de la ventilation pour assurer une bonne qualité de l'air et un bon niveau de confort aux élèves et aux enseignantes et enseignants. Un protocole sera mis à la disposition des établissements scolaires pour les accompagner dans cette gestion. Cela contribuera à l'amélioration des conditions d'apprentissage dans les écoles au Québec. Ces lecteurs vont aussi permettre de surveiller le fonctionnement de la ventilation, d'identifier les salles de classe dont la ventilation est déficiente et d'apporter des correctifs à moyen et long terme. Je demeure d'accord avec la position du groupe d'experts scientifiques et techniques, qui ne recommande pas l'installation de purificateurs d'air mobiles dans les salles de classe. »

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