Cégep de Trois-Rivières
Direction Electrathon America pour des étudiants en Génie mécanique
Frédéric Bellemare (dans le véhicule), Bastien Duchaine-Lachance, Adrien Veillette, Louis-Philippe Grondin, Sederick Beauséjour, Samuel Dubord, Maxim Paquet, Alexandre Moreau, Gabriel Trudel-Sirois et Stéphane Bédard (à l'arrière des étudiants).
Après quatre ans de travail acharné, le véhicule électrique, fabriqué par Mécaniplus, un club entrepreneur de 15 étudiants du département des Techniques de génie mécanique, au Cégep de Trois-Rivières, est maintenant en mesure de rouler sur les circuits américains. Au mois d'avril, le VECTR devrait participer à l’Electrathon America, aux États-Unis, où plusieurs bolides du genre s’affronteront.
Stéphane Bédard, enseignant au département des Techniques de génie mécanique, est à l’origine de ce projet d’envergure visant la construction d’un véhicule électrique. Les étudiants du département avaient plusieurs possibilités qui s’offraient à eux et leur choix s’est arrêté sur la fabrication d’une telle voiture.
Le bolide comporte deux batteries 12 volts et sa structure est conçue pour profiter de l’aérodynamisme lorsqu’il est sur un circuit. Atteignant 72 km/h sur une piste ovale, il est composé de structures métalliques et est monté sur trois roues de BMX.
Au moment de la compétition de l’Electrathon America, l’équipe qui aura le véhicule électrique qui parcourra la plus longue distance en 60 minutes l’emportera.
Implication et enrichissement
Tous les étudiants des programmes de Génie mécanique et de Maintenance industrielle du Cégep de Trois-Rivières ont l’occasion de s’impliquer dans ce type de projet en dehors des heures de cours.
« Il y a des projets concrets et amusants à réaliser, dont le projet du véhicule électrique qui est offert seulement au Cégep de Trois-Rivières dans la région », mentionne M. Bédard.
« Ce projet nous permet d'acquérir de l'expérience pratique en mécanique, mais aussi en électronique et en métallurgie. On développe des réflexes de leadership et de travail en équipe. Un projet comme celui-là favorise grandement la communication », explique l'étudiant Frédéric Bellemare qui souhaite poursuivre dans ce domaine à l'université.
Par ailleurs, les étudiants du département qui souhaiteraient donner de leur temps dans une telle activité pourront le faire puisque la fabrication d’un second véhicule électrique est entamée depuis le début de la session 2015.
Quelques changements seront au menu comparativement au premier véhicule. Entre autres, il sera composé d’une carrosserie fermée (en plastique ou en matériau composite) et sera beaucoup plus écologique, puisqu’une quantité significative de matériaux recyclables sera utilisée. Aussi, un aspect à ne pas négliger est le fait qu’il sera plus facile à entretenir.
Une expérience avantageuse
Les motivations d’instaurer un projet de cette ampleur sont nombreuses. L’une des principales est que les étudiants appliquent de nouvelles technologies en fabriquant ce véhicule.
« Ils sortent du cadre d’apprentissage et ils mettent à profit leur savoir, tout en acquérant d’autres connaissances. Une mention peut être mise sur leur bulletin et cela pourrait être intéressant pour leur futur emploi », souligne l'enseignant.
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