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3 décembre 2021 - 09:30

Le professeur de l’UQTR a obtenu un financement de 125 000 $ sur 5 ans

Martin Bolduc devient titulaire de la Chaire de recherche et transfert en manufacturier intelligent

Jean-Francois Desbiens

Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Alors que la relance économique post-pandémique semble se concrétiser, l'importance de maintenir une industrie manufacturière compétitive apparaît capitale pour le Québec.

Afin d'aider les entrepreneurs de la province à passer à l'industrie 4.0, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a accordé un financement de 125 000 $ sur 5 ans (à raison de 25 000 $ par année) au professeur Martin Bolduc, qui devient titulaire de la Chaire de recherche et transfert en manufacturier intelligent.

Bénéficiant d'un dégagement d'enseignement pour se consacrer à la recherche, M. Bolduc aura le mandat de mettre en place un programme de recherche de haut calibre afin d'accompagner les industries dans leur transformation numérique.

Sur le plan régional, la communauté manufacturière avait exprimé depuis un moment déjà sa volonté d'obtenir un accompagnement pour répondre à ses besoins en matière de transformation numérique. La nouvelle chaire se veut une réponse à cette demande, puisque la recherche menée en synergie avec le milieu permettra aux entreprises de réaliser leur feuille de route technologique, culminant vers la numérisation.

« Un plancher d’usine manufacturière est l'endroit où les technologies en fabrication intelligente peuvent être entièrement déployées. En connectant une interface de capteurs aux équipements de production, il est possible d'automatiser des tâches, d'effectuer une maintenance prédictive et de réduire les coûts d'exploitation », indique le professeur au Département de génie mécanique de l'UQTR.

« Les projets de recherche enclenchés dans le cadre de la Chaire permettront de répondre aux besoins directs des entreprises. Le développement des technologies entourant le manufacturier intelligent est un pôle d’excellence sur le plan régional, et une priorité pour assurer la vitalité du tissu économique de la province », ajoute M. Bolduc.

Un programme axé sur les capteurs

Rattaché au Centre interordres de recherche et de transfert en manufacturier intelligent (CIRT-MI), M. Bolduc a développé une programmation de recherche basée sur les systèmes de capteurs connectés, notamment dans les procédés de fabrication et d’inspection manufacturière.

Il s’attarde aussi à développer les nouvelles technologies de fabrication écoresponsable de capteurs émergents.

« Les capteurs connectés sont une technologie de base dans le domaine. Ces capteurs deviendront omniprésents dans notre société, car ils permettent de collecter des données via des plateformes de type "Internet des objets". Ces données alimentent des algorithmes d'intelligence artificielle, qui sont ensuite utilisés pour développer des modèles prédictifs pour optimiser les procédés de fabrication, et prendre des décisions mieux informées en temps réel », explique le professeur.

« Le professeur Bolduc a pour mandat de développer rapidement un programme de recherche pour déployer les technologies entourant l'industrie 4.0. Les travaux proposés par ce dernier favoriseront la croissance de l’innovation pour la recherche en partenariat. L’accompagnement offert aux entreprises par la Chaire permettra le démarrage et la poursuite des efforts en recherche et développement nécessaires pour atteindre les objectifs en manufacturier intelligent que l’UQTR, le Cégep de Drummondville et leurs partenaires se sont fixés », souligne de son côté Sébastien Charles, vice-recteur à la recherche et au développement de l'UQTR.

« Le Centre national intégré du manufacturier intelligent (CNIMI) offre une occasion unique de fédérer les forces vives de l’UQTR et du Cégep de Drummondville autour des enjeux scientifiques et techniques en intelligence manufacturière. L’approche systémique et interdisciplinaire au centre de ses activités permet de bâtir un maillage étroit au sein des entreprises manufacturières, en relation avec les chercheurs, et ce, en plus de développer de nouvelles collaborations et de stimuler l’obtention des subventions d’équipes autour de la thématique du manufacturier intelligent. L'effervescence qui anime le CNIMI témoigne d'ailleurs de la volonté des acteurs du milieu, qui se tournent de plus en plus vers des solutions technologiques pour relever les défis auxquels ils font face », renchérit Mario Carrier, directeur des études au Cégep de Drummondville.

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