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Cargair s’installe à Trois-Rivières

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25 mars 2014
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Par Joany Dufresne

Dès le 1er avril, les gens de la Mauricie intéressés à devenir pilote d’avion auront une nouvelle option. La plus grande école de pilotage privée du Canada, Cargair, a décidé d’implanter sa troisième école à l’aéroport de Trois-Rivières.

Au cours des 50 dernières années, Cargair, une entreprise familiale québécoise, a fait sa marque dans le domaine de l’aéronautique, notamment au niveau de la formation de pilotes. Grâce à ses écoles de Mascouche et de Saint-Hubert, plus de 150 pilotes particuliers et professionnels sont diplômés chaque année. Et depuis dix ans, l’entreprise a attiré des élèves provenant de 52 pays. Plus de 130 personnes sont à l’emploi de Cargair qu’il s’agisse d’instructeurs ou de techniciens en aéronautique.

Parallèlement à la pénurie grandissante de pilotes à travers la planète, Cargair a jugé qu’il était temps de s’agrandir.

«Il y a une pénurie dans le monde actuellement en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud. D’ici 2030, Boeing estime que nous aurons besoin de 460 000 nouveaux pilotes. Il est temps de remédier à ça», a affirmé la présidente de Cargair, Josée Prud’homme.

Vols nolisés à Trois-Rivières

Par son effervescence et les investissements qui y ont été faits dans les dernières années, l’aéroport de Trois-Rivières s’est avéré un choix idéal pour l’entreprise de Saint-Hubert.

«Notre présence à Trois-Rivières s’imposait en raison des nombreux investissements à l’aéroport et le dynamisme de l’administration portuaire. L’appui des différents acteurs économiques de la région a grandement motivé notre établissement ici. En tant qu’entrepreneur, c’est agréable de se sentir appuyé et bienvenu», a avoué la présidente de Cargair.

La situation géographique de la ville y est aussi pour quelque chose. Située entre les deux grands pôles que sont Québec et Montréal, Trois-Rivières serait le lieu idéal pour implanter une base de Max Aviation, une division de Cargair œuvrant dans le nolisement aérien pour la clientèle corporative et gouvernementale.

«Nous avons des bases à Saint-Hubert, Québec, Sept-Îles et prochainement Amos. Trois-Rivières serait à mi-chemin entre les deux grandes villes. Comme il y a beaucoup d’industries dans la région, au lieu de demander aux gens de prendre l’avion à Québec ou Montréal, ils pourraient le faire d’ici. Ça créerait des emplois et ça offrirait un service de pointe en Mauricie», a précisé Josée Prud’homme.

Par ailleurs, les pilotes formées par l’école de Cargair à Trois-Rivières pourraient travailler à la base de Max Aviation.

Des retombées pour la ville

Si tout se déroule pour le mieux, l’école de pilotage de Cargair pourrait apporter d’importantes retombées pour la ville de Trois-Rivières.

En raison des étudiants étrangers et de la forte demande, une étude a démontré des retombées économiques de 17 M$ pour la ville de Longueuil.

Si Trois-Rivières connaît le même succès, on peut s’attendre à des sommes similaires selon la présidente de l’entreprise. Elle a ajouté que le nombre d’avions en sol trifluvien, fixé à trois pour le moment, pourrait s’élever à une quinzaine.

D’autres annonces de Cargair sont attendues au cours de la prochaine année, notamment un partenariat avec le Collège Laflèche.

 

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