Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Enveloppe de 34 millions $ sur trois ans

Québec lance une stratégie pour s'attaquer à la hausse des signalements à la DPJ

durée 15h00
1 avril 2026
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Dans le but de s'attaquer au nombre croissant de signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dans un contexte où les services de première ligne sont saturés, le gouvernement Legault lance une nouvelle stratégie pour le bien-être des enfants, intitulée «Grandir en confiance».

Québec prévoit une enveloppe de 34 millions $ sur trois ans pour sa nouvelle stratégie. Cette mesure était d'ailleurs une recommandation de la commission Laurent, qui s'est penchée sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse.

Dans un communiqué diffusé mercredi, le cabinet de la ministre de la Santé a indiqué qu'en 20 ans, le nombre de signalements à la DPJ a augmenté de 110 %, tandis que «les services de première ligne sont toujours très sollicités».

On souligne également que chaque année «un nombre croissant de familles font appel aux services publics pour faire face à des défis comme la pauvreté, l'insécurité alimentaire ou des difficultés psychosociales». La stratégie vise à miser sur la prévention pour répondre à ces enjeux.

Elle est composée de six grandes orientations, dont renforcer les services de prévention et de première ligne ainsi que d'adapter les services pour les enfants des Premières Nations et Inuit. On veut aussi que la protection de la jeunesse intervienne dans les situations où elle est réellement nécessaire.

Plusieurs partenaires mettront l'épaule à la roue pour arriver à des résultats, notamment les écoles, les organismes communautaires, les services de garde éducatifs à l'enfance et les municipalités. «La responsabilité de protéger les enfants ainsi que les jeunes vulnérables dépasse le simple cadre du réseau de la santé et des services sociaux. C'est pourquoi je salue l'étroite collaboration de tous les partenaires qui se joignent à nous pour relever ces défis», a commenté par voie de communiqué la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.

La directrice nationale de la protection de la jeunesse, Lesley Hill, a pour sa part dit avoir mis tout son «cœur» et son «énergie» dans cette stratégie afin d'amorcer «des changements durables dans les pratiques et les services destinés aux enfants et à leurs familles».

«Cette stratégie vient consolider les mesures mises en place ces dernières années, à la suite des recommandations de la commission Laurent, et inscrit ces actions dans une vision d'avenir cohérente pour le bien-être de nos enfants», mentionne-t-elle par écrit.

Trois plans de mise en œuvre seront élaborés d'ici 2035 et les initiatives prévues seront détaillées dans chacun d'eux. Le premier plan se poursuit jusqu'en 2029. Parmi les recommandations qu'on y retrouve, il y a d'améliorer l'accès aux services en CLSC et d'offrir un «programme d'intervention en négligence aux parents en amont et en aval de la protection de la jeunesse».

La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l'Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 11h00

Seize nouveaux minibus pour le transport adapté acquis par le STTR

La Société de transport de Trois-Rivières (STTR) ajoute à son parc de véhicules 16 minibus destinés à son service de transport adapté. Ces véhicules proviennent de la flotte de la Société de transport de Montréal (STM), dans le contexte où l’organisation a décidé, en début d’année 2026, de privatiser son service de transport ...

Publié à 9h00

Des cliniques en obstétrique ferment faute d'une entente entre Québec et la FMSQ

Des cliniques en obstétrique et en gynécologie ferment les unes après les autres, faute d'une entente entre les médecins spécialistes et le gouvernement du Québec, qui pourrait venir corriger le sous-financement des frais de bureau. L’allocation visant à couvrir les frais administratifs n’a pas été majorée depuis une quinzaine ...

Publié hier à 14h00

Les femmes immigrantes diplômées ont du mal à faire reconnaître leurs compétences

Mariam Saran Camara est arrivée au Québec en 2009, venue de Guinée rejoindre son conjoint déjà installé ici. Détentrice d’une maîtrise en économie-gestion, on a non seulement refusé de reconnaître sa formation, mais on ne lui a même pas reconnu un secondaire V complet. Elle a dû consacrer deux mois à le terminer. Voyant les besoins dans le ...