Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Institut de la statistique du Québec (ISQ)

Le Québec connaît le plus faible nombre de naissances en près de 20 ans

durée 12h00
9 mai 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Le Québec a connu une baisse de 3 % du nombre de naissances entre 2022 et 2023, selon les données publiées mercredi par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). Cela porte les naissances à leur plus bas niveau depuis 2005.

L'ISQ estime que 77 950 bébés sont nés au Québec en 2023. Le déclin du nombre de naissances se poursuit depuis 2013, année où le Québec avait enregistré 88 900 naissances.

Les autres provinces canadiennes n'ont pas encore publié leurs données sur les naissances qui ont eu lieu l'an dernier, mais le démographe à l'ISQ, Frédéric Fleury-Payeur, s'attend à ce qu'elles constatent aussi une diminution.

«C’est important de remettre ça dans un contexte international où on voit une baisse à peu près partout sur terre», mentionne M. Fleury-Payeur.

Les facteurs pour expliquer le déclin des naissances sont multiples. M. Fleury-Payeur évoque le coût de la vie et l'accès difficile à la propriété. Simplement l'accès à un logement, par exemple pour passer d’un 4 et demi à un 5 et demi, est difficile dans le marché de l'habitation actuel.

Le démographe ajoute que le désir de mettre au monde des enfants est à la baisse et que cela peut être lié à des préoccupations, notamment du point de vue de l’environnement.

La difficulté de former des unions stables est aussi un domaine de plus en plus étudié pour tenter de comprendre l'influence que cela peut avoir sur le désir de procréer.

L’indice synthétique de fécondité a de nou­veau chuté pour s’établir à 1,38 enfant par femme en 2023, soit l’une des plus faibles fécondités de l’histoire du Québec. «On se retrouve au deuxième niveau le plus bas jamais enregistré au Québec après 1,36 qu’on avait observé en 1987», précise M. Fleury-Payeur.

À l’échelle canadienne, la fécondité du Québec est supérieure à celle de la majorité des autres provinces.

Au cours des années récentes, un sommet de 1,73 enfant par femme a été atteint en 2008 et 2009, mais depuis la tendance est à la baisse à l'exception de la remontée de 2021. Selon l'ISQ, cette figure d'exception peut s'expliquer par le fait que des Québécois ont décidé de repousser le projet d'avoir un enfant en raison de la pandémie de COVID-19 qui a d'abord frappé en 2020.

Parmi les faits saillants du bilan démographique, on note que 37 % des bébés nés au Québec dans la dernière année ont au moins un parent né dans un autre pays. Cette pro­portion tend à croître au fil des ans. Elle était de 21 % en 2000, puis a atteint 33 % en 2019.

Par ailleurs, les bébés de 2023 ont poursuivi le profil saisonnier que l’on connaît au Québec depuis de nombreuses années. Selon la tendance québécoise, il naît généralement plus d’enfants en été que pendant toute autre saison de l’année, la période la plus creuse étant l’hiver. Le mois de septembre est encore en 2023 le mois où l’on a enregistré le plus grand nombre de naissances quotidiennes, soit 227 par jour.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

La fumée des feux de forêt est associée à 2500 décès prématurés par année au pays

La fumée des feux de forêt, responsable de la très mauvaise qualité de l’air dans plusieurs villes du pays, entraîne des coûts de santé exponentiels et serait associée à 2500 décès prématurés par année au Canada. Les Canadiens doivent s’y habituer, la qualité de l’air qu’ils respirent est de plus en plus souvent mauvaise en raison des changements ...

Publié hier à 15h00

Réduire les émissions des véhicules pourrait éviter des milliers de décès au Canada

Le passage à des modes de transport plus propres aurait pu permettre d'éviter des milliers de décès prématurés à Montréal et à Toronto sur une période de vingt ans, ont calculé des chercheurs de l'Université McGill. L'élimination des routes des camions à diesel les plus polluants ― à savoir ceux qui ont été construits avant 2007 ― est la mesure ...

Publié le 14 juillet 2026

L'anaplasmose transmise par les tiques est en hausse

Un article du Journal de l'Association médicale canadienne invite les médecins à envisager l'anaplasmose comme diagnostic possible chez les patients présentant une fièvre inexpliquée, alors que les maladies transmises par les tiques sont en augmentation dans l'est du Canada. L'auteur principal, le Dr Michael Quon, spécialiste en médecine interne ...