Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Santé mentale

Jeunesse, J'écoute se sert de l'intelligence artificielle pour fournir des services

durée 16h00
5 juillet 2023
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Jeunesse, J'écoute se tourne vers l'intelligence artificielle (IA) pour aider à répondre à «l'énorme besoin» alors que de plus en plus de jeunes demandent de l'aide et du soutien en matière de santé mentale.

«Les jeunes évoluent rapidement et la technologie évolue plus rapidement», a expliqué Michael Cole, vice-président principal de la technologie, de l'innovation, des données et chef de l'information chez Jeunesse J'écoute.

La ligne d'aide s'associe au Vector Institute de Toronto, qui se présente comme un consultant auprès des organisations, des entreprises et des gouvernements pour développer et adopter des programmes d'IA «responsables».

On prévoit que l'IA sera en mesure de reconnaître des mots clés et des modèles de discours des jeunes qui contactent Jeunesse, J'écoute pour aider les conseillers occupés à se concentrer sur ce dont ils ont besoin et à adapter leur soutien en conséquence.

Mais l'organisation dit être parfaitement consciente que le terme «intelligence artificielle» pourrait alarmer les gens, qui s'imaginent un ordinateur ou un agent conversationnel, plutôt qu'un humain, au bout du fil.

Ce n'est pas ainsi que son programme d'IA fonctionnera, a assuré Katherine Hay, présidente et chef de la direction de l'organisation. «C'est toujours d'humain à humain, a-t-elle soutenu. Cela ne remplace pas une approche interhumaine.»

Au lieu de cela, les informations recueillies par l'IA seront disponibles pour les conseillers humains lorsqu'ils travaillent avec le jeune de l'autre côté de l'appel ou de l'échange en SMS, a-t-elle déclaré.

La ligne d'assistance nationale 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les enfants et les adultes a connu une énorme augmentation de sa demande pour ses services depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Après avoir reçu environ 1,9 million d'appels, de textos, de clavardages en direct ou de visites sur son site web en 2019, Jeunesse, J'écoute a vu ce nombre grimper à plus de 15 millions depuis 2020, selon les chiffres fournis par l'organisation.

L'organisation utilise déjà une technologie d'intelligence artificielle pour faciliter le tri des textes, a précisé Mme Hay.

Par exemple, si quelqu'un utilise des mots ou des phrases déclencheurs tels que «Je me sens désespéré, je pense que je veux mourir», ou quelque chose du genre, cela mettra cette conversation en tête de file (pour parler avec un conseiller), a expliqué Mme Hay.

Roxana Sultan, directrice des données de Vector et vice-présidente de sa division santé, a déclaré que traiter l'IA comme un outil, et non comme un substitut pour les humains, est un élément essentiel de l'utilisation responsable de la technologie dans les soins de santé.

«Nous avons été très clairs avec tous nos partenaires sur le fait que les outils que nous développons sont toujours destinés à être un soutien pour les cliniciens. Ils ne sont jamais destinés à remplacer le jugement des cliniciens, l'engagement des cliniciens», a-t-elle soulevé.

L'outil d'intelligence artificielle de Jeunesse, J'écoute utilisera le «traitement du langage naturel» pour identifier «les mots clés ou les mots déclencheurs qui sont en corrélation avec des types de problèmes spécifiques» a-t-elle précisé.

«Si un jeune utilise un mot spécifique dans sa communication qui est lié à un problème ou à une préoccupation spécifiques, il sera signalé par ce modèle et il alertera le personnel professionnel.»

Par exemple, l'IA peut être entraînée à reconnaître les mots qui suggèrent un éventuel trouble de l'alimentation, permettant à un conseiller d'orienter la conversation dans cette direction et d'offrir des ressources et des soutiens spécifiques.

L'IA peut également être formée pour identifier de nouveaux mots et tendances liés à des situations qui causent de la détresse et de l'anxiété, comme une pandémie, le changement climatique, des incendies de forêt ou une fusillade de masse.

«C'est vraiment destiné à augmenter les services que le personnel professionnel fournit, a indiqué Mme Sultan. (Cela) les aide à être plus efficients et efficaces dans la façon dont ils gèrent ensuite les problèmes qui surviennent au cours de la conversation.»

La clé, selon Mme Sultan, est de s'assurer que les outils d'IA sont soigneusement testés par des cliniciens avant de les lancer. Jeunesse, J'écoute et Vector prévoit lancer la nouvelle technologie en 2024.

Une autre préoccupation que les gens peuvent avoir à propos de l'IA est la confidentialité de leurs informations personnelles, a-t-elle déclaré.

«Il est vraiment important d'être clair sur le fait que toutes les données utilisées pour former les modèles sont anonymisées.»

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Nicole Ireland, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 mars 2026

Grève, manif et autres, le «Communautaire à boutte» à compter de lundi

À compter de lundi, des groupes communautaires de tout le Québec se feront voir et entendre, parfois par des journées de grève, parfois par des activités populaires ou des manifestations, dans le cadre du mouvement «Le Communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation culminera par un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 2 ...

Publié le 20 mars 2026

Québec a perdu plus de 50 000 immigrants temporaires depuis l'an dernier

Le nombre de résidents non permanents a diminué de 51 413 entre janvier 2025 et janvier 2026 au Québec, selon l’Institut de la statique du Québec (ISQ). C’est dans la catégorie des titulaires de permis de travail que la baisse est la plus significative. Ils sont passés de 231 732 à 194 629 entre 2025 et 2026. Il s’agit d’une baisse de 37 ...

Publié le 20 mars 2026

Une entente entre la FIQ et Québec clarifie l'inscription de patients par des IPS

Santé Québec doit conclure des ententes avec chaque groupe de médecine de famille (GMF) pour permettre aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'inscrire directement des patients à leur nom, ce qui était réservé aux médecins jusqu'à présent. Une entente a été conclue le 16 mars entre la FIQ et le ministère de la Santé pour clarifier et ...