Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Événement antiavortement

Liberté d'expression: la Commission des droits de la personne préoccupée

durée 11h00
9 juin 2023
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) met en garde le gouvernement Legault contre le fait de gérer au «cas par cas» les événements dans les centres des congrès.

L'organisme a publié un communiqué de presse jeudi soir pour «exprimer ses préoccupations» et rappeler «l'importance fondamentale de la liberté d'expression et de la liberté d'opinion».

Vendredi dernier, la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, est intervenue pour annuler un événement qu'elle jugeait antiavortement qui devait se tenir au Centre des congrès de Québec du 23 juin au 2 juillet.

Le groupe religieux Harvest Ministries International, de la Colombie-Britannique, n'a pas tardé à mettre en demeure le gouvernement du Québec et le Centre des congrès.

La décision du gouvernement de bannir ce groupe du Centre des congrès «soulève des questions fondamentales relatives à la protection des droits garantis par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne», selon la CDPDJ.

«Telle que garantie par la Charte québécoise, la liberté d'expression vise à protéger tant les idées jugées impopulaires et controversées que les idées unanimes. Elle est un pilier essentiel d'une société démocratique», a-t-elle poursuivi.

La CDPDJ cite l'article 3 de la Charte québécoise, qui stipule que «toute personne est titulaire des libertés fondamentales telles la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d'opinion et la liberté d'expression».

«Cela signifie que chaque individu a le droit de penser librement, de formuler ses opinions et de les exprimer, sans crainte de censure ou de répression», souligne-t-elle.

De plus, l'article 10 protège le droit à l'égalité et l'article 12 interdit de refuser, par discrimination, un acte juridique ayant pour objet des biens ou des services ordinairement offerts au public.

La Commission conclut en reconnaissant que les libertés d'expression et d'opinion ne sont pas absolues et que des limites peuvent être imposées. 

«Cependant, en limitant la liberté d'expression en fonction de principes non définis de manière claire et précise, on risque d'ouvrir la porte à des restrictions arbitraires et à une atteinte aux droits fondamentaux des individus et des groupes», prévient-elle.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Des outils numériques pour aider les patients à s'orienter dans un hôpital

Les hôpitaux peuvent être de vrais labyrinthes. Et se perdre dans un hôpital ajoute un stress à des personnes qui sont déjà inquiètes pour leur santé ou en train d’accompagner un proche malade. Pour y remédier, de plus en plus d'hôpitaux se dotent d'outils numériques pour aider les patients à se repérer. La technologie au service des usagers pour ...

Publié hier à 15h00

Santé Canada autorise un médicament amaigrissant pour traiter l'apnée du sommeil

Santé Canada a approuvé le médicament amaigrissant Zepbound pour le traitement de l'apnée obstructive du sommeil chez les adultes souffrant d'obésité. Le ministère a confirmé que l'autorisation accordée le 11 juin fait de Zepbound le seul médicament à base de GLP-1 approuvé au Canada pour le traitement de ce trouble du sommeil, qui provoque des ...

Publié hier à 12h00

Un manque de places disponibles ferait grimper les délais d'attente aux urgences

Selon un nouveau rapport, les délais d'attente dans les services d'urgence à travers le pays sont allongés par le manque de places disponibles dans les établissements de soins de longue durée et les programmes de soins à domicile. L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) indique que les patients qui pourraient être orientés vers des ...