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Valoriser les surplus agricoles

Un mouvement pour nourrir la population voit le jour en Mauricie

Un mouvement pour nourrir la population voit le jour en Mauricie
Photo: Crédit photo : Andrée-Ann Cloutier, Bleu forêt
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Un mouvement pour nourrir la population en valorisant les surplus agricoles vient de voir le jour en Mauricie. « Cultive le partage » veut fournir plus de denrées alimentaires à la population mauricienne en créant des alliances entre divers groupes pour soutenir les personnes vulnérables.

« Les dernières années nous ont appris qu’il faut augmenter notre autonomie alimentaire. Cultive le partage s’inscrit dans un contexte où le prix du panier d’épicerie augmente et où de plus en plus de gens ont recours aux banques alimentaires », explique Jescika Lavergne, coordonnatrice du mouvement « Cultive le partage », dans un communiqué.

«Des surplus de fruits et de légumes frais et locaux restent dans les champs ou sur les terrains privés parce qu’ils sont imparfaits ou qu’il manque de main-d’œuvre et de temps pour les récolter. Des organismes nourrissent la communauté, par l’entremise de banques alimentaires ou des centres à la petite enfance. Entre les deux, Cultive le partage fait le pont », ajoute-t-elle.

Ainsi des intervenants du secteur alimentaire durable de la Mauricie lancent donc «Cultive le partage», un mouvement pour fournir plus de denrées alimentaires à la population mauricienne tout en valorisant les surplus agricoles.

Ce projet résulte d’une volonté de rassembler les initiatives de glanage Maski Récolte, Des Chenaux Récolte et Trois-Rivières Récolte, auxquelles s’ajoutent cette année Shawi Récolte et Mékinac Récolte.

Pour réaliser les activités de glanage, le mouvement fait appel à des citoyens-cueilleurs pour aller récolter les surplus des champs, des arbres fruitiers ou des potagers, puis la récolte est divisée en trois parts : une pour le donateur, une seconde pour les cueilleurs et une dernière pour des organismes bénéficiaires.

L’initiative génère des impacts sociaux à plusieurs niveaux. Elle permet de briser l’isolement, de rapprocher les gens des producteurs agricoles et de donner à des personnes dans le besoin un accès à des aliments sains et savoureux. Mais surtout, le mouvement encourage la culture du partage à un moment où la société en a particulièrement besoin.

L’intérêt de créer un mouvement régional n’est pas seulement de soutenir les initiatives de glanage, mais bien d’aller plus loin en termes de sécurité alimentaire, d’inclusion sociale et d’économie circulaire. Notamment, d’explorer la transformation des aliments récoltés, pour s’assurer qu’ils seront consommés.

Un système alimentaire durable est avant tout un réseau. C’est pourquoi Cultive le partage rassemble plusieurs partenaires dont des villes, des municipalités et des MRC, des ministères, des tables de concertation et des organismes communautaires, sans oublier les producteurs et productrices agricoles de la Mauricie.

Ce sera une première saison de glanage à Shawinigan, où on retrouve beaucoup d’arbres fruitiers, mais aussi de l’agriculture périurbaine. Les jardiniers sont également invités à planter un rang solidaire afin de partager l’abondance. Quant à Mékinac, la MRC lance le projet-pilote afin de voir quels sont les besoins et l’offre disponible sur le territoire.

« Cultive le partage » est rendu possible grâce à un financement de plus de 255 000 $ issu du Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS), dans le cadre de l’Alliance pour la solidarité, en collaboration avec le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et le Consortium en développement social de la Mauricie. Ce montant représente 55 % du coût total du projet régional jusqu’en mars 2023. Il contribue également au lancement de l’initiative locale Shawi Récolte à hauteur de 30 000 $.

Le groupe compte des partenaires financiers comme Desjardins par le biais du Fonds du Grand Mouvement en octroyant la somme de 130 000 $. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ajoute un montant de 100 000 $ par le programme Territoires : Priorités bioalimentaires.

En ajoutant les contributions du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec et celles de la région, soit le Pôle d’économie sociale de la Mauricie, le comité régional du projet, ainsi que la valeur des denrées récoltées par les initiatives locales, le budget global de Cultive le partage s’élève à plus de 650 000 $ jusqu’à la fin de 2024.

Alors que les premières récoltes de surplus débutent en juin, avec les légumes de serre, les asperges et l’arrivée imminente des fraises, l’appel est lancé à tous pour partager les surplus, participer à une récolte ou encore devenir un organisme bénéficiaire et recevoir des aliments frais cet été. Il s’agit de se rendre sur le site cultivelepartage.com et de contacter l’initiative de glanage présente sur le territoire concerné.

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