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Jour de la Terre : la mission environnementale de Waste Robotics

durée 14h26
21 avril 2022
Yves Therrien
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par Yves Therrien, Journaliste

« Aujourd’hui, les gens ne se demandent pas s’il faut recycler, ils veulent savoir comment le faire correctement », affirme Éric Camirand, président-directeur général et cofondateur de l’entreprise trifluvienne Waste Robotics qui participe par ses innovations au Jour de la Terre.

Avec la robotisation des opérations de tri et les caméras multifonctions, Waste Roobotics accélère les opérations de classement des matières recyclables sur les convoyeurs.

Dans certains centres de tri au Québec, les opérations sont confiées à des humains avec son lot de risques d’erreur et de blessure, car des gens laissent des objets dangereux et coupant dans les bacs, comme du verre brisé ou des seringues.

« Le travail de tri manuel par des personnes n’a rien d’intéressant ou de valorisant », explique M. Camirand. «Les conditions de travail sont difficiles. Souvent les ouvriers proviennent d’agence de placement, ce qui influence sur les coûts des opérations. En automatisant le tri, on gagne en performance et en fiabilité 24 heures sur 24. »

Robotisation du tri

En France, et en Europe, le tri des matières recyclables est fortement automatisé. Ce n’est pas le cas partout au Québec et au Canada. Mieux encore, relate M. Camirand, la France a adopté une règlementation pour automatiser le traitement des déchets des sacs et des bacs noirs de sorte qu’aucun humain ne travaillera avec des gants pour ramasser la matière sur les convoyeurs.

En Mauricie, il y aurait une trentaine de personnes à travailler manuellement dans les centres de tri avec les risques que cela comporte.

À son avis, il faut viser le zéro déchet et limiter au maximum l’enfouissement des déchets. Avec la technologie de Waste Robotics, plus de 18 274 tonnes de déchets ont été traitées depuis le début de l’année. La méthode de travail a permis de sauver plus de 2200 tonnes de gaz à effet de serre (GES).

« Nous concevons, fabriquons et assurons le service pour nos équipements, souligne M. Camirand. Nos produits sont vendus en Europe, aux États-Unis, au Canada et au Québec. Nous avons des projets pour l’Australie. »

Intelligence artificielle

Les bras robots sont équipés de trois caméras (3D, couleur et hyperspectral pour détecter la chimie des plastiques) de manière à identifier les matières recyclables et les classer au bon endroit. Le tout est géré par l’intelligence artificielle pour les meilleurs résultats possibles.

Dans le développement de l’entreprise, depuis deux ans, la direction de Waste Robotics a eu l’aide des coachs d’Espace inc., un accélérateur d’entreprise.

Pour Chloé Legris, cofondatrice et directrice générale d’Espace inc., a permis d’aider Waste Robotics à améliorer ses performances et mieux se positionner sur les marchés, notamment par le réseau de contacts avec des entrepreneurs ayant des enjeux environnementaux dans leur modèle d’affaires.

« Nos travaillons avec des entreprises à fort potentiel et innovante », soutient Mme Legris. « Le travail des coachs de l’accélérateur consiste à aider les dirigeants à matérialiser leur décision de croissance dans l’ensemble des opérations. Nous constatons que la majorité des enjeux porte sur les impacts environnementaux et la transition technologique. »

Mission environnementale

Si bien des entreprises font face à une pénurie de main-d’œuvre, Waste Robotics n’a pas de difficulté de recrutement du côté technologique. « Quand je demande au candidat sur quoi ils ont basé leur choix de travailler avec nous. Ils répondent que c’est à cause de notre mission environnementale. Ils veulent participer au changement dans la société », conclut Éric Camirand.

Le Jour de la Terre, commémoré le 22 avril, rappelle que l’humanité n’a que cette planète où vivre et qu’il faut développer une conscience environnementale chaque jour. Les déchets organiques doivent être compostés et les matières recyclables doivent être récupérées, transformées, au lieu d’être envoyées à l’incinération ou aux sites d’enfouissement créant ainsi de la pollution.

 

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