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La population invitée à courir pour agir… contre l’inceste

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15 juillet 2014
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Par Jocelyn Ouellet
TROIS-RIVIÈRES - 

La 33e Journée d’action contre la violence faite aux femmes prendra une forme toute nouvelle le 20 septembre prochain au parc Laviolette de Trois-Rivières. Les CALACS (centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel) de la Mauricie organisent pour la première fois l’événement « Courir pour agir… contre l’inceste ».

Cette journée vise à sensibiliser la population au problème social que représente la violence sexuelle et à la dénoncer. Ce problème est si grave que les CALACS de Trois-Rivières et Entraid’Action de Shawinigan ont du mal à répondre à la demande.

Comme plusieurs organismes communautaires, ils souffrent d’un manque de fonds qui les oblige à dresser des listes d’attente. À Trois-Rivières, cette attente se calcule en mois selon Joëlle Boucher Dandurand, coordonnatrice du CALACS. Une vingtaine de victimes qui seraient prêtes à faire un cheminement doivent donc prendre leur mal en patience, ce qui risque de les faire reculer. «C’est déjà difficile de venir demander de l’aide. On peut même avoir des femmes qui raccrochent avant qu’on ait pu répondre», souligne Mme Boucher Dandurand. Pourtant, leur désir de parler de leurs problèmes devrait être le signal qu’il y a urgence d’agir.

L’inceste… une réalité cachée

Le choix du thème de l’inceste est tout à fait approprié. Les adolescentes et les femmes ayant vécu l’inceste représentent environ 75% de la clientèle des CALACS. Les statistiques démontrent d’ailleurs que l’inceste est un problème plus réel que l’on pourrait le croire. Près de sept victimes sur 10 ont été agressées dans une résidence privée et huit sur 10 connaissaient leur agresseur. Dans 83% des cas, ces victimes sont de sexe féminin. Souvent, ces femmes ou ces filles craignent d’en parler pour diverses raisons, notamment par crainte de faire du tort à leurs proches. «C’est plus facile de dénoncer un inconnu que son père. On va peut-être troubler notre mère, nos frères et sœurs et toute la famille élargie», signale Joëlle Boucher Dandurand. Elle ajoute que souvent, la victime peut, malgré tout, éprouver pour son agresseur des sentiments autres que de la haine.

Course ou marche

Le coût d’inscription est de 10 $ pour l’un ou l’autre des parcours, soit 5 km de course ou 1,5 km de marche. Il est possible de s’inscrire sur les sites Internet des deux CALACS. Une autre source de financement sera le tirage d’une toile offerte gratuitement par l’artiste peintre trifluvienne Joan Lefebvre. Les billets sont en vente au coût de 5 $ dans les CALACS et dans quelques commerces locaux.

 

 

 

 

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