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«On a été obligés», dit le président

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7 juillet 2014
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Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

Une semaine après l’assemblée annuelle houleuse de la Maison Carignan, le conseil d‘administration de celle-ci a voulu faire le point sur les récents événements qui ont secoué le centre de thérapie pour personnes alcooliques et toxicomanes.

Selon le président du CA, Rosaire Hébert, la destitution d’Yvon Carignan, fondateur du centre, était devenue une obligation pour que le conseil puisse continuer à fonctionner.

«On a été obligé de faire ça, parce qu’on devait faire les réunions sans lui, ça n’était pas légitime s’il n’y était pas», a-t-il défendu, en conférence de presse le 7 juillet dernier.

M. Hébert a également reconnu que les règles concernant qui peut être membre de l’organisme et donc avoir le droit d’assister et de voter à l’assemblée annuelle étaient à revoir.

«J’ai découvert seulement récemment que seuls les administrateurs peuvent être membres, ce qui est illogique. On va faire réviser les règlements pour arranger ça. Mais dans le contexte, c’était plutôt une bonne chose», a-t-il ajouté.

Pour sa part, la directrice clinique du centre de thérapie, Audrey Alarie, a affirmé que contrairement à ce que M. Carignan et plusieurs personnes qui le soutiennent ont soutenu, les résidents sont toujours aussi bien traités qu’avant.

«La qualité des services demeure et ne cesse de s’améliorer», a-t-elle défendu.

Yvon Carignan toujours sous «enquête»

Bien qu’il ne soit plus membre du conseil d’administration, Yvon Carignan n’a pas encore été renvoyé de ses fonctions de directeur général de la Maison Carignan. Il est toujours suspendu avec solde jusqu’à nouvel ordre, en attendant les résultats d’une vérification plus poussée par la firme Samson, Bélair, Deloitte et Touche. Les administrateurs ont toutefois refusé de dire quoi que ce soit à propos des raisons qui les ont poussés à écarter le fondateur de son poste.

M. Hébert a par ailleurs minimisé le rôle qu’a joué M. Carignan dans le développement du centre de thérapie, même s’il porte son nom.

«La Maison, ce n’est pas juste Yvon Carignan. Marcel Gignac, c’est lui le vrai pilier, même s’il aime mieux rester dans l’ombre. C’est lui qui a fait la thérapie et fait de la Maison ce qu’elle est maintenant», a-t-il martelé.

Le président a aussi souligné le rôle d’Alain Poitras, directeur général par intérim et ancien résident. Il travaille pour l’organisme depuis une vingtaine d’années.

Vente d’assurances: pas de malaise pour Hébert

Rosaire Hébert affirme également être très à l’aise avec le fait d’avoir vendu une police d’assurance, ce qui s’apparente à un conflit d’intérêts. Selon lui, le conseil d’administration était au courant et à l’aise avec cette décision. Il assure également qu’il n’a pas pris part au vote sur cette dernière et qu’Yvon Carignan a lui-même demandé à ce que cette police d’assurance soit renouvelée.

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