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Le Centre diocésain de Trois-Rivières est à vendre

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5 juin 2014
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Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

Le Centre diocésain de Trois-Rivières, sur la rue Laviolette, sera vendu. Le Diocèse de Trois-Rivières devra donc déménager, ce qui risque également d’arriver aux trois organismes communautaires qui logent eux aussi dans le bâtiment.

La diminution du personnel au Diocèse au cours des dernières années est ce qui a amené l’organisme à prendre la décision de vendre le Centre diocésain.

«Notre évêque a invité les paroisses à devenir des communautés de communauté, à se rapprocher de l’humain et laisser de côté l’immobilier. C’est normal que nous fassions notre part en ce sens», explique Jasmine Johnson, directrice des communications au Diocèse de Trois-Rivières.

L’autre explication à cette décision est celle des coûts de rénovation à venir du bâtiment. Les fenêtres et la façade de brique seraient à refaire. L’intégrité du bâtiment n’est toutefois pas menacée, rassure Mme Johnson.

«L’édifice n’est pas dangereux. Ce sont des travaux d’entretien comme sur n’importe quelle maison. Le bâtiment est aux normes», insiste-t-elle.

Le Diocèse profitera par ailleurs de son déménagement pour regrouper tous ses services. Ceux du droit et de l’administration sont présentement logés à l’évêché. Le futur emplacement du diocèse n’est pas encore déterminé, puisqu’aucune offre d’achat n’est présentement sur la table. Une vingtaine de personnes travaillent aux deux endroits.

Inquiétude chez les organismes communautaires

Le Centre diocésain héberge également trois organismes communautaires:

la Table régionale des organismes communautaires (TROC) Centre-du-Québec/Mauricie, la Table de concertation «Abus auprès des aînés» de la Mauricie et le Comité logement Trois-Rivières. La coordonnatrice de ce dernier, Diane Vermette, reconnaît que cette mise en vente est inquiétante, puisque rien ne garantit que les organismes auront un loyer à coût réduit, comme c’est présentement le cas, ou même qu’ils pourront continuer à occuper ces locaux.

«C’est très inquiétant parce qu’on a un budget serré et nos subventions ne sont pas indexées. Si le loyer double ou triple, on va devoir couper quelque part. Sinon, déménager, ce n’est jamais drôle», déplore-t-elle.

À la Table de concertation «Abus auprès des aînés», on qualifie également cette nouvelle d’«inquiétante et décevante». L’organisme n’a toutefois pas voulu commenter davantage. La TROC, quant à elle, n’a pas rappelé <I>L’Écho<I>.

Inquiétude pour le patrimoine

Certains s’inquiètent également de l’avenir du bâtiment, construit en 1870 par le médecin Georges Bourgeois, récupéré plus tard par la Wabasso et, finalement, par le Diocèse de Trois-Rivières. En effet, malgré sa valeur historique, l’édifice n’est pas reconnu comme lieu patrimonial par la Ville de Trois-Rivières.

«Ça fait 17 ans que nos bureaux sont là, depuis la création de l’organisme. À titre personnel, je suis très attachée à ce bâtiment. J’espère qu’il ne sera pas rasé pour y construire un stationnement», soulève-t-elle.

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