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Le personnel de la santé à bout de souffle

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3 juin 2014
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Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

De nouvelles compressions en santé auraient des effets désastreux tant sur le personnel que sur les patients, a prévenu mardi matin le Syndicat des infirmières, inhalothérapeutes et infirmières auxiliaires du Cœur-du-Québec (SIIIACQ-CSQ).

 

Alors que de nouvelles compressions budgétaires dans plusieurs ministères sont envisagées par le gouvernement du Québec, le syndicat affirme que son personnel est déjà à bout de souffle.

«Le personnel est à bout. Les gens veulent donner beaucoup, mais ils ne sont plus satisfaits dans leur travail parce qu’il y a des soins qui ne sont pas donnés et que le temps n’est pas là», a indiqué Claire Montour, présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ).

Cet épuisement se traduit par une hausse du nombre d’heures d’assurance salaire, des arrêts de travail en cas de maladie ou d’invalidité, utilisées par le personnel. Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, ces heures représentaient 6% de celles travaillées en 2012-2013. Le ministère évalue par ailleurs à 389,6 M$ le coût de ces heures «perdues». Selon Mme Montour, les deux tiers de ces arrêts de travail arrivent pour des raisons de santé mentale.

La Mauricie se situe dans la moyenne provinciale. Les trois centres de santé où le ratio d’heures d’assurance salaire est le plus élevé sont ceux de La Tuque, Shawinigan et Maskinongé.

Des professions en danger?

Le Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières accueillait le 3 juin 60 futures infirmières, dont 20 étudiantes ayant terminé leur deuxième année d’étude. Or, si l’on se fie aux statistiques de la FSQ-CSQ, douze d’entre elles abandonneront leur profession au cours de leurs cinq premières années de pratique. Si elle accueille positivement l’arrivée de nouvelles recrues, Andrée Guillemette rappelle qu’il faut améliorer leurs conditions de travail pour les garder à Trois-Rivières et dans le réseau de la santé.

«On peut se réjouir de leur arrivée, mais il faut les garder. Il faut corriger les conditions de travail et revoir comment le personnel peut arriver à donner les soins. Sinon, elles vont partir ailleurs, puisqu’il y a d’autres endroits où les offres sont alléchantes», a-t-elle souligné.

Des impacts sur les patients

Les employés du réseau de la santé ne seront pas les seuls affectés par une éventuelle compression du budget de la santé. Selon Mme Guillemette, les patients en feront également les frais.

«Le fait de donner un minimum de soins pourrait entraîner des problèmes d’infection. Par exemple, si on n’a plus le temps de changer les couches régulièrement dans les CHSLD», a-t-elle prévenu.

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