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Proprio Béton rompt ses liens avec SOS Pyrrhotite

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28 mars 2014
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Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

La Coalition proprio béton a annoncé qu’elle rompait ses liens avec l’organisme SOS Pyrrhotite. Dans un communiqué envoyé jeudi soir, la Coalition dénonce le dédoublement des actions entre les deux organismes et des informations véhiculées par SOS Pyrrhotite qu’elle qualifie de fausses.

Le coordonnateur de la Coalition, Steeve Guy, rappelle que SOS Pyrrhotite a été mis sur pied par son organisme pour accompagner les victimes dans leurs démarches pour faire les travaux de rénovation nécessaires sur leur maison et non pour faire des pressions politiques.

«On s’est rendu compte qu’on faisait des actions auprès des mêmes instances politiques, mais avec des demandes différentes. On ne va pas demander à la Ville de Trois-Rivières de subventionner deux organismes», justifie-t-il.

De fausses informations

La Coalition souhaite aussi se distancier de certaines affirmations faites par SOS Pyrrhotite. Ce dernier avait laissé entendre, en septembre 2013, qu’il y avait un lien possible entre la pyrrhotite et certaines maladies, notamment celle de Crohn.

Plus récemment, soit le 18 mars dernier, SOS Pyrrhotite a indiqué sur sa page Facebook avoir trouvé une solution «pour mettre un frein à l’explosion des coûts de réfection des maisons, commerces et édifices gouvernementaux aux prises avec la pyrrhotite». Elle permettrait d’éviter de soulever les bâtiments pour en refaire les fondations. Or, cette solution ne coûte pas moins cher aux victimes, selon M. Guy.

«Les coûts ne sont pas meilleurs pour les gens. Ça peut être une option pour le commercial, mais pas pour le résidentiel», soutient-il.

Incompréhension chez SOS Pyrrhotite

Le président fondateur de SOS Pyrrhotite, Jacques Rheault, s’explique mal cette décision de la Coalition. Selon lui, il n’y a jamais eu de dédoublement des actions.

«Ce qu’on fait, c’est s’assurer que les montants soient débloqués. Dans le cas de la Société d’habitation du Québec, la Coalition avait obtenu une promesse, mais il a fallu qu’on intervienne parce que les fonds n’avaient pas été versés», affirme-t-il.

M. Rheault défend également la solution publiée sur Facebook.

«L’entrepreneur en question a fait au moins une ou deux maisons dans la région et les gens m’ont dit que ça leur avait coûté moins cher. Alors oui, c’est faisable», maintient-il.

Plus de démolitions

La fin de la collaboration entre les deux organismes ne sera pas sans conséquence pour les victimes de la pyrrhotite. En effet, une fois ses engagements pour 2014 respectés, SOS Pyrrhotite ne les aidera plus dans la démolition de leurs sous-sols, faute de moyens financiers. M. Rheault assure toutefois qu’il va continuer à soutenir les victimes dans leurs démarches.

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