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Un triangle amoureux pourrait expliquer le meurtre de deux sœurs et d'un jeune homme à Trois-Rivières

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12 février 2014
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Par Camille Laurin-Desjardins, Geneviève Geoffroy, Joany Dufresne et Claudia Berthiaume

Les trois jeunes corps trouvés hier matin dans un quartier tranquille de Trois-Rivières pourraient bien être le triste résultat d’une histoire de triangle amoureux.

Deux sœurs, Roxane, 22 ans, et Raphaëlle Boisvert, 17 ans, ont été découvertes sans vie dans leur résidence, tout comme Jessy Chevalier, 17 ans, le copain de Raphaëlle. Leur mort a été «violente», précisent les forces de l’ordre.

Hier, les autorités ont refusé de confirmer le nom des victimes, mais plusieurs sources policières ont permis d’apprendre leur identité.

Le drame s’est joué vers 8h. Selon nos sources, deux garçons âgés de 17 ans seraient entrés dans la résidence de la rue Sicard. Raphaëlle et son copain auraient été abattus avec une arme à feu. Pendant ce temps, Roxane, la sœur aînée de Raphaëlle, aurait appelé le 911 avant d’être également prise pour cible. L’appel logé aux services d’urgence est très révélateur du drame qui se jouait dans la maison à ce moment-là, a-t-on pu apprendre.

Les deux jeunes hommes étaient encore sur place à l’arrivée des policiers, et se sont rendus sans résistance, selon un voisin. Leur nom n’a pas été dévoilé par la police.

Une photo prise par une résidante du quartier et partagée sur les réseaux sociaux montre les policiers pointant leur arme sur un des suspects.

«Deux anges, deux génies»

Dans l’entourage des victimes, tous étaient dans l’incompréhension, hier.

«C’étaient deux anges, deux génies, a confié au Journal l’oncle des deux sœurs, Robert Boisvert, alors qu’il revenait du poste de police avec le père des jeunes victimes. Deux filles que tout bon père voudrait.»

Selon lui, les deux sœurs habitaient chez leur mère. Celle-ci aurait quitté la résidence vers 7h pour aller travailler, hier matin, et ne s’explique pas ce qui s’est passé.

Les proches rencontrés hier décrivaient Raphaëlle et Jessy comme un couple amoureux, mignon, ensemble depuis trois ans.

Des amies de Raphaëlle ont toutefois évoqué la thèse de la jalousie pour justifier ces meurtres.

Selon Laurence Francoeur, qui connaît Raphaëlle depuis l’âge de neuf ans, un autre jeune homme se serait intéressé à elle, il y a quelques mois et n’aurait pas digéré de se faire rejeter.

Laurence Francoeur est évidemment sous le choc. Elle a appris la nouvelle sur l’heure du dîner, hier.

«Elle venait d’acheter sa robe de bal. Elle ne voulait pas nous préciser comment elle était pour nous garder la surprise… Maintenant, on sait que ça n’aura jamais lieu… C’est vraiment perturbant», a-t-elle ajouté, encore incapable de réaliser que son amie ne sera plus jamais là.

Douleur et incompréhension

La nouvelle s’est rapidement répandue à l’école secondaire que fréquentait Raphaëlle. La direction a levé les cours des élèves de cinquième secondaire, en après-midi, pour qu’ils puissent rester en petits groupes, entre amis, et rencontrer des intervenants du CLSC.

Les amis de Roxane, qui semblent avoir été une victime collatérale dans cette sordide histoire, ne comprenaient rien à la situation.

«On s’est réunis entre amis, on est une vingtaine, et on essaie d’avoir des réponses, a confié hier au Journal la meilleure amie de Roxane, Alexandra Aubry. C’est tellement irréel.»

Roxane et Raphaëlle avaient une autre sœur, Catherine, l’aînée de la famille. Selon Alexandra Aubry, la jeune femme de 24 ans n’habitait plus à la résidence familiale. Elle aurait appris la nouvelle pendant son cours, à l’université, selon un ami croisé à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Hier soir, les corps n’avaient toujours pas été retirés de la scène de crime.

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