Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

CHRTR: des services déplacés à Sherbrooke

durée 16h10
22 janvier 2014
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par Claudia Berthiaume
TROIS-RIVIÈRES - 

L’annonce de l’éventuel transfert d’une partie des services de laboratoires qui relèvent du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR) vers le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) en a surpris plus d’un, mercredi.

Cette centralisation des activités vers le Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de Sherbrooke a été suggérée par un comité d’experts à l’issue du projet Optilab. Concrètement, c’est la gestion des services de microbiologie et d’hémato-oncologie des Centres de santé et de services sociaux (CSSS) d’Arthabaska et de Drummond qui serait dorénavant effectuée en Estrie, si le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) va de l’avant avec cette recommandation.

«On parle seulement d’échantillons sanguins ou autres qui seraient déplacés pour l’analyse. On ne parle pas de transfert de patients, ni de transfert de services», a précisé Ariane Lareau, attachée de presse du ministre Réjean Hébert.

Il s’agira maintenant de voir comment ce projet sera adapté à la réalité du territoire. À l’étape de l’implantation dans les régions, des rencontres impliquant des représentants du ministère et des Agences de la Mauricie et du Centre-du-Québec et de l’Estrie sont prévues dans les prochains mois. «Si, dans le cadre de cette analyse-là, des problèmes sont soulevés en lien avec les services à la population, le ministère va être à l’écoute c’est certain. On est en mode solution», a indiqué Mme Lareau.

Cette dernière a également spécifié que cette décision a été prise sur une base rationnelle et qu’il ne s’agit pas d’une récompense politique pour les électeurs du comté de Saint-François, que Réjean Hébert représente à l’Assemblée nationale.

Impact dans la région

Le directeur général adjoint de l’Agence de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec comprend bien que ses collègues du CSSS de Trois-Rivières, qui n’ont pas souhaité commenter la nouvelle mercredi, aient pu être estomaqués à la suite de cette décision. «C’est clair qu’il y aura un impact sur la dynamique qu’on a ici dans la région. La prétention qu’on a ici à l’Agence, c’est que le travail qu’on a fait dans la région au cours des dix dernières années nous permet de dire avec certitude qu’on est capables de répondre aux exigences du projet Optilab dans la configuration actuelle du territoire», a mentionné Gilles Hudon.

S’il n’y aurait pas d’impact immédiat pour les Mauriciens, la donne pourrait bien changer. «À ce stade-ci, on ne parle pas ni de pertes d’emplois, ni de pertes de médecins spécialistes. Mais étant donné qu’on a doté l’équipe de Trois-Rivières d’un nombre suffisant de médecins pour faire le travail, si on ampute la région de 40% du volume en laboratoire, à moyen-long terme, il pourrait y avoir des impacts sur le recrutement des effectifs médicaux», explique M. Hudon.

Des vagues dans le milieu politique

Pour le Dr Gaétan Barrette, président de la fédération des médecins spécialistes du Québec, il est clair qu’il s’agit d’une décision politique. «Nous avons appuyé une recommandation voulant que les activités de laboratoire soient concentrées à Trois-Rivières avant les Fêtes. Là, on apprend que le ministre a arbitrairement renversé cette décision pour tout concentrer à Sherbrooke. Nous, on trouve que c’est dommageable pour l’organisation des soins dans votre région», a-t-il commenté.

Dans la région, cette nouvelle a provoqué l’ire de la députée de Trois-Rivières, Danielle St-Amand. «C’est vraiment inquiétant. C’est une injure au milieu médical trifluvien. Il y a des limites à la partisanerie. Pour Trois-Rivières, ce serait un coup politique en bas de la ceinture», a-t-elle déclaré à TVA Nouvelles.

Son homologue péquiste, Noëlla Champagne, a adopté un ton moins alarmiste. «Il s’agit d’une révision des façons de faire pour optimiser les services. Ne paniquons pas», a-t-elle souligné. La députée de Champlain compte bien être présente à la rencontre réunissant le ministre responsable de la région, Yves-François Blanchet, et les intervenants concernés qui devrait avoir lieu dans les prochains jours pour connaître le fin mot de cette histoire.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Moyens de pression des paramédics: des employeurs demandent au Tribunal d'intervenir

Des entreprises et coopératives ambulancières demandent au Tribunal d'intervenir rapidement, quelques heures avant le début de nouveaux moyens de pression de la part des paramédics membres de syndicats rattachés à la CSN. À compter de la nuit de lundi à mardi, les paramédics syndiqués à la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée ...

Publié le 21 juin 2026

La vigilance est de mise avec les feux de joie et les feux d'artifice

À l'approche de la Fête nationale du Québec et la Fête du Canada, la SOPFEU rappelle qu'il est important de célébrer en toute sécurité. Cette période de célébration est largement associée aux feux de joie et aux feux d'artifice. À cet égard, selon les statistiques compilées par la SOPFEU, environ 60 incendies de forêt par année trouvent leur ...

Publié le 20 juin 2026

Santé Québec entend réduire les bris de service dans les établissements cet été

Santé Québec se prépare au pire à l’approche de l’été, mais relance les mesures de l’an dernier qui ont permis d’éviter de nombreux bris de service à travers la province. L’été 2025 avait été marqué par des risques de bris de service dans 1 339 cas à travers les établissements de santé de la province, mais les mesures de réaction avaient permis ...