Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Fin du lock-out à Silicium Québec

durée 20h42
21 décembre 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Matthieu Max-Gessler
Bécancour - 

Les 145 employés de Silicium Québec en lock-out depuis le 3 mai dernier ont adopté à 76 % une nouvelle convention collective, vendredi.

Les travailleurs de l’usine de Bécancour ont ainsi accepté de voir leur salaire gelé jusqu’en octobre 2016. Ils verront par ailleurs le remboursement de leurs médicaments par l’employeur passer de 100 % à 80 %.

Selon les responsables du syndicat Unifor, il ne s’agit toutefois pas d’un recul.

«Dans le contexte d’un lock-out où l’employeur voulait diminuer les salaires de 20 %, diminuer les primes et les vacances, faire disparaître les congés mobiles et diminuer sa contribution à l’assurance collective de 50 %, c’est une belle victoire, a soutenu Joseph Gargiso, directeur adjoint du regroupement syndical Unifor, peu après le vote de vendredi.

La nouvelle convention collective, qui s’étend de mai 2013 à avril 2017, prévoit par ailleurs une hausse de 2,75 % des salaires en novembre 2016.

Les responsables syndicaux avaient obtenu une entente de principe le 21 décembre dernier, après un blitz de négociations qui avait duré une trentaine d’heures.

Le retour au travail se fera graduellement à partir du 3 janvier et s’étirera jusqu’en mars.

De la persévérance qui paie

Interrogé sur l’incidence d’un jugement récent du Tribunal canadien du commerce intérieur condamnant le dumping du silicium métal chinois, le président du syndicat de Silicium Québec, Jean Simoneau, estime que d’autres facteurs ont pesé dans la balance.

«Le jugement sur le dumping était l’un de ces facteurs, mais il y a aussi les nombreux appuis dont a bénéficié le syndicat qui ont aidé», a-t-il indiqué.

Selon son collègue Joseph Gargiso, la direction de Silicium Québec a également sous-estimé la «détermination» et la «résistance» des employés.

«L’employeur a fait le calcul qu’il pourrait mettre les travailleurs à genoux avec un lock-out. Il a fini par se rendre compte que cette voie-là était bloquée.

Les travailleurs mitigés

Si les employés étaient heureux de pouvoir reprendre le travail, certains semblaient tout de même déçus des concessions qu’ils ont dû faire.

«On a limité les pertes, on est quand même satisfaits. On est peut-être moins motivés qu’avant, mais on est contents de travailler», a déclaré l’un d’entre eux.

«On a déjà eu un gel de salaire de deux ans dans la dernière convention collective et là c’est trois ans. Je vais faire ce qu’ils vont me demander, mais pas plus», a ajouté un autre employé.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 11h00

L'IRCM éclaircit le développement des yeux et du cerveau

Un mécanisme identifié par une équipe de l'Institut de recherches cliniques de Montréal explique comment le cerveau humain atteint sa taille optimale et pourquoi les yeux des souris sont plus petits que les yeux humains, une découverte qui permet de mieux comprendre l'évolution du système nerveux. Cela pourrait un jour mener à une meilleure ...

Publié à 9h00

Le réseau de la santé et l'AQPS lancent un outil numérique en prévention du suicide

Le réseau de la santé et le communautaire s'allient en matière de prévention du suicide et lancent un nouvel outil numérique qui vise à prévenir la détresse psychologique par les autosoins. Il s'agit d'un projet commun de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) et du Centre provincial d’expertise en technologie de l’information ...

Publié hier à 18h00

Le Syndicat des professionnels dénonce 115 autres abolitions de postes à la CNESST

D’autres abolitions de postes ont été annoncées à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour l’année 2026-2027. Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec évoque l’équivalent de 115 abolitions de postes supplémentaires annoncées pour l’année à venir, après la vague précédente de 250 ...