Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

La négligence toujours aussi présente

durée 15h54
24 septembre 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Matthieu Max-Gessler
TROIS-RIVIÈRES - 

Plus du tiers des interventions des Directions de la protection de la jeunesse (DPJ) au Québec sont liées à la négligence, ce qui en fait la principale cause des signalements retenus.

Si cette problématique est aussi grande, c’est parce qu’elle en englobe beaucoup d’autres, selon Sylvie Lacoursière, directrice de la protection de la jeunesse en Mauricie et au Centre-du-Québec.

«Ça fait référence à beaucoup de problématiques liées, entre autres la toxicomanie des parents, problèmes de santé mentale, des parents qui ont des difficultés financières et des problèmes de jeu. Ces problèmes-là font en sorte que l’impact sur les enfants est visible», déplore-t-elle.

Une problématique aux multiples facettes

La négligence peut également prendre plusieurs formes, selon Louis-Philippe Trudel, éducateur au Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«La négligence, ça ne se vit pas toujours dans la violence. C’est aussi de dire oui à un enfant tout le temps, de laisser aller. Les conséquences sont aussi graves que la violence, ça apporte les mêmes résultats», assure-t-il.

Ghyslain* a commencé à séjourner au Centre jeunesse de Trois-Rivières à 12 ans à cause de problèmes de consommation et de ses troubles de comportement.

«J’ai commencé à consommer à 11 ans, c’est le frère d’un ami qui m’a fait essayer du pot, raconte le jeune homme. J’ai aimé ça puis j’ai continué à en fumer mais vu que je prends de la médication pour un trouble de l’attention (TDAH), ça fittait pas bien ensemble les deux.»

Savoir être ferme

Pour éviter que leur enfant ne se retrouve en Centre jeunesse, ses parents doivent apprendre à leur dire non, insiste Louis-Philippe Trudel.

«Il y a des jeunes qui arrivent au centre d’accueil parce que leurs parents ont eu du mal à les encadrer à cause de leur comportement. Il faut être capable de mettre ses limites. Si jamais c’est trop difficile, il ne faut pas se gêner pour demander de l’aide», conclut-il.

*Ce nom a été modifié à des fins de confidentialité.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 mars 2026

Grève, manif et autres, le «Communautaire à boutte» à compter de lundi

À compter de lundi, des groupes communautaires de tout le Québec se feront voir et entendre, parfois par des journées de grève, parfois par des activités populaires ou des manifestations, dans le cadre du mouvement «Le Communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation culminera par un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 2 ...

Publié le 20 mars 2026

Québec a perdu plus de 50 000 immigrants temporaires depuis l'an dernier

Le nombre de résidents non permanents a diminué de 51 413 entre janvier 2025 et janvier 2026 au Québec, selon l’Institut de la statique du Québec (ISQ). C’est dans la catégorie des titulaires de permis de travail que la baisse est la plus significative. Ils sont passés de 231 732 à 194 629 entre 2025 et 2026. Il s’agit d’une baisse de 37 ...

Publié le 20 mars 2026

Une entente entre la FIQ et Québec clarifie l'inscription de patients par des IPS

Santé Québec doit conclure des ententes avec chaque groupe de médecine de famille (GMF) pour permettre aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'inscrire directement des patients à leur nom, ce qui était réservé aux médecins jusqu'à présent. Une entente a été conclue le 16 mars entre la FIQ et le ministère de la Santé pour clarifier et ...