Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le Foyer des marins lance un appel de détresse

durée 14h44
28 août 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Claudia Berthiaume
TROIS-RIVIÈRES - 

Le Foyer des marins, un organisme à but non lucratif qui œuvre au port de Trois-Rivières depuis 1998, a un besoin criant de bénévoles. On ne parle pas de fermeture à court terme, mais le manque de ressources pourrait amener une réduction des heures d’ouverture, ce qui signifierait le début de la fin pour le Foyer.

Voyant arriver le gouffre, le directeur du Foyer, l’abbé Jocelyn Robichaud, lance un appel à la population afin d’éviter le récif qui se dresse devant l’organisme qu’il a fondé il y a 15 ans. «Nous sommes actuellement une douzaine de bénévoles et il faudrait être au moins 20. La moyenne d’âge des gens qui donnent du temps ici est assez élevée, la majorité est retraitée», explique le fondateur.

Plusieurs bénévoles ne peuvent pas donner du temps toute l’année, d’autres travaillent et il y a les vacances d’été et d’hiver, ce qui fait en sorte qu’il y a de plus en plus de trous à combler dans l’horaire.

Le Foyer des marins est ouvert du lundi au samedi, de 13 h à 17 h et de 18h30 à 22 h, sauf les vendredis et samedis soir. «On voudrait simplement être capable de remplir toutes les plages horaires et remplacer les départs. Si on arrive à attirer suffisamment de personnes, on aimerait aussi étendre les heures, mais nous n’en sommes pas là», détaille l’abbé Robichaud.

Si l’organisme, par manque de ressources, devait diminuer ses périodes de disponibilité, les marins finiraient par déserter l’endroit, comme cela se fait actuellement dans d’autres Foyers dans le monde. «On s’y prend à l’avance pour éviter que ça meurt dans l’œuf», fait valoir le directeur.

De l’aide en tout genre

Être bénévole au Foyer des marins, ce n’est pas seulement accueillir les marins qui accostent au port de Trois-Rivières. Toute personne qui aurait du temps à donner dans une autre spécialité, comme la couture, l’informatique, la mécanique automobile ou autre, est la bienvenue.

Par exemple, lorsqu’un bateau étranger s’amarre au quai trifluvien, le Foyer hisse le drapeau du pays d’où provient l’équipage. Or, avec les forts vents qu’on connait au bord du fleuve, les drapeaux se dégradent rapidement. C’est pour des tâches comme celle-là, entre autres, ou pour réparer les vêtements qui sont donnés au Foyer et revendus aux marins, qu’une couturière serait bien utile.

Si quelqu’un s’occupe actuellement de l’entretien du système informatique de l’organisme, personne ne se charge de celui du véhicule du Foyer, qui sert à transporter les marins en ville pour des besoins particuliers. On manque aussi de mains pour aller faire les courses et trier les vêtements.

«Les possibilités de bénévolats sont infinies. Si les gens ne souhaitent pas être en contact avec les marins directement, mais donner du temps quand même, c’est tout à fait possible», souligne M. Robichaud.

La sécurité avant tout

Plusieurs personnes ont peur d’aller au port, ne sachant pas sur quel genre de marins elles pourraient tomber. À cet égard, le directeur du Foyer se fait rassurant. «Avec les nouvelles mesures de sécurité, tout le monde doit passer la guérite et s’identifier. Aussi, nos bénévoles sont toujours deux à la fois et ceux qui ne souhaitent pas monter sur les bateaux n’y sont jamais obligés, soutient l’abbé. Et ce n’est jamais arrivé, depuis 15 ans, qu’un marin soit déplacé avec un bénévole. Ils savent que nous sommes là pour les aider. S’ils se comportent mal, je n’ai qu’à envoyer un courriel et ils se retrouveront sur la <I>black list<I> partout dans le monde.»

Puisque les marins proviennent de l’entièreté du globe, il est souhaitable que les bénévoles parlent un anglais fonctionnel. Ce n’est toutefois pas une obligation étant donné que ceux-ci travaillent toujours en paire. Mais s’il y a une condition sine qua non pour œuvrer au Foyer des marins, ça demeure l’ouverture d’esprit.

Les personnes intéressées à donner de leur temps peuvent communiquer avec l’abbé Jocelyn Robichaud, au 819 373-7187.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 20 mars 2026

Grève, manif et autres, le «Communautaire à boutte» à compter de lundi

À compter de lundi, des groupes communautaires de tout le Québec se feront voir et entendre, parfois par des journées de grève, parfois par des activités populaires ou des manifestations, dans le cadre du mouvement «Le Communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation culminera par un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 2 ...

Publié le 20 mars 2026

Québec a perdu plus de 50 000 immigrants temporaires depuis l'an dernier

Le nombre de résidents non permanents a diminué de 51 413 entre janvier 2025 et janvier 2026 au Québec, selon l’Institut de la statique du Québec (ISQ). C’est dans la catégorie des titulaires de permis de travail que la baisse est la plus significative. Ils sont passés de 231 732 à 194 629 entre 2025 et 2026. Il s’agit d’une baisse de 37 ...

Publié le 20 mars 2026

Une entente entre la FIQ et Québec clarifie l'inscription de patients par des IPS

Santé Québec doit conclure des ententes avec chaque groupe de médecine de famille (GMF) pour permettre aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'inscrire directement des patients à leur nom, ce qui était réservé aux médecins jusqu'à présent. Une entente a été conclue le 16 mars entre la FIQ et le ministère de la Santé pour clarifier et ...