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L’épreuve de sa vie

durée 11h00
9 juillet 2013
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Par Joany Dufresne

Vincent Godin a été confronté à plusieurs épreuves au cours de sa vie, mais aucune d’entre elles étaient à la hauteur de son récent défi. Vivant avec la dysphasie, le jeune Trifluvien de 19 ans a nagé de Montréal à Trois-Rivières pour sensibiliser la population à cet handicap.

Sa descente du fleuve, Vincent la qualifie d’épreuve de sa vie. Parti de Longueil le 2 juillet dernier, il est arrivé six jours plus tard à Trois-Rivières.

Son défi n’a pas été des plus faciles. Confronté aux dures conditions du fleuve, le Trifluvien a pensé abandonner à plusieurs reprises.

«J’ai vécu tellement d’épreuves dans ma vie, je me suis dit que j’allais passé celle-là», confie le jeune nageur.

Accueilli à l’Île Saint-Quentin par sa famille, ses amis et des gens sensibles à son geste, il était sans mot à son arrivée.

«Je suis vraiment content d’avoir relevé ce défi. Je suis ému de savoir que les gens m’ont fait confiance et qu’ils ont été touchés par ma cause. C’est grâce à leur encouragement que je n’ai pas abandonné», dit-il.

Afin de démontrer sa solidarité envers son grand frère, Marie-Laurence s’est jointe à Vincent pour nager son dernier kilomètre.

«Je voulais l’encourager. L’eau était froide, mais je ne voulais pas abandonner», mentionne-t-elle.

Témoin des difficultés auxquelles fait face son frère, elle affirme trouver cela difficile pour lui. Elle ajoute que sa famille est très fière du geste qu’a posé Vincent.

Le combat des dysphasiques

Le projet de Vincent Godin a débuté il y a plusieurs mois.

«J’avais besoin de me dépasser mentalement et physiquement et je me suis dit pourquoi pas le faire pour la dysphasie», explique-t-il.

En Mauricie, les jeunes vivant avec ce trouble du langage doivent fréquentés l’École des Pionniers. Ils sont alors mis dans des classes à part dans lesquelles les services adaptés aux dysphasiques ne sont pas adéquats comme ils peuvent l’être à Québec ou Montréal. S’ils veulent avoir accès à des services d’orthophonistes et d’orientation, ils doivent se rendre dans un établissement de santé et défrayer des frais supplémentaires.

Consterné par l’absence de services pour les jeunes dysphasiques en Mauricie, Vincent désire que le gouvernement prenne conscience de l’état de la situation.

«Je veux faire une différence pour les jeunes dysphasiques et leur permettre de se rendre le plus loin possible dans leur cheminement. Nous avons un avenir, nous aussi. Ça me dépasse qu’à 16 ans, nous ne pouvons pas avoir un service d’orientation. Nous avons des intérêts dans la vie et nous aimerions travailler», affirme le jeune de 19 ans qui rêve d’une carrière en politique.

Appuyé par le président de la Fondation de l’Université du Québec à Trois-Rivières, Jean-Guy Paré, Vincent espère s’entretenir avec des fonctionnaires du ministère de l’Éducation.

 

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