Hausse du compte de taxe scolaire
Yvon Lemire, président de la Commission scolaire Chemin-du-Roy, Denis Lamy, vice-président et Chantal Morin, directrice générale adjointe, lors de la séance du Conseil des commissaires qui a permis l’adoption du budget 2013-2014.
Les propriétaires verront leur compte de taxe scolaire augmenter pour la prochaine année. Confrontée à une baisse des subventions versées par Québec, la Commission scolaire Chemin-du-Roy n’a d’autre choix que de piger dans les poches des contribuables. C’est ce qu’a décidé le Conseil des commissaires en adoptant le budget 2013-2014 le 12 juin.
Dans son dernier budget, le gouvernement du Québec a annoncé qu’il réduira de moitié, l’an prochain, les montants de péréquation versés aux commissions scolaires depuis 2006.
À l’époque, cette mesure avait été mise en place pour contenir la hausse du compte de taxe scolaire, alors que la valeur des propriétés augmentait rapidement.
Ce système de péréquation sera aboli d’ici trois ans. La commission scolaire n’a d’autre choix que d’aller chercher ce manque à gagner, qui représente 11 M$, dans les poches des propriétaires.
Pour la prochaine année, ce sont 5,5 M$ que la commission scolaire récupérera par la diminution des réductions sur le compte de taxe scolaire. « Grosso modo, les augmentations pourraient être de l’ordre de 20 à 25 % », indique son président, Yvon Lemire.
Et comme l’abolition de la péréquation par Québec s’étalera sur les trois prochaines années, les propriétaires peuvent s’attendre à des hausses conséquentes pour la même période.
«La taxe scolaire sert à payer un ensemble de services qui ne sont pas subventionnés par le gouvernement, explique M. Lemire. Le personnel du centre administratif, les directions d’école et une partie du transport scolaire sont financés par la taxe scolaire.»
Or, il est impensable de combler le manque à gagner de 11 M$ par des mesures de rationalisation, souligne-t-il. Le centre administratif et les directions d’écoles représentent un poste budgétaire de 8 M$. « Même si on abolissait tout ça, il y aurait encore 3 M$ à aller chercher.»
Tout de même, la commission scolaire abolira certains postes en ne comblant pas tous les départs à la retraite. La masse salariale sera ainsi amputée de 800 000 $. La commission scolaire Chemin-du-Roy se classe deuxième au Québec pour les frais de gestion les plus bas.
La hausse du compte de taxe était prévisible, indique Yvon Lemire. «Le gouvernement l’avait annoncée en d’autres mots en novembre dans le budget Marceau. Nous, on ne fait qu’appliquer cette mesure [la diminution des réductions sur le compte de taxe]. Ça va coûter plus cher aux contribuables, nous, on n’aura pas un sou de plus, et ça va coûter moins cher au gouvernement.»
Effort budgétaire supplémentaire
En plus de commencer à abolir progressivement les versements de péréquation, Québec demande à la commission scolaire Chemin-du-Roy de participer à l’effort pour atteindre l’équilibre budgétaire de la province et lui versera 3,3 M$ de moins pour la prochaine année.
«Globalement, ces réductions de revenus représentent un défi important pour le maintien de l’équilibre budgétaire et le maintien des services aux élèves», a reconnu le président Yvon Lemire dans son discours sur le budget.
Pour faire face à ces nouvelles compressions, Québec autorise la commission scolaire à piger dans son surplus accumulé, ce qu’elle fera à hauteur de 1,2 M$ pour la prochaine année.
La commission scolaire Chemin-du-Roy gère un budget annuel de 204 M$, dont 85 % provient du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport.
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