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Vers une réglementation plus rigoureuse

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10 avril 2013
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Par Joany Dufresne

Pour éviter que des tragédies comme celle du Brésil ne se produisent ici, le service de prévention et réglementation de la Sécurité publique de Trois-Rivières travaille actuellement sur une réforme des normes de sécurité dans les bâtiments publics.

«Avant 2007, c’était un monde de policiers-pompiers à Trois-Rivières. Il y a une transition qui se fait en ce moment. La culture d’inspection et la rigueur n’étaient pas très encadrées à l’époque. Je suis ici pour restructurer et encadrer ces activités et assurer des suivis», stipule Jean-Luc Trempe, ancien pompier à Montréal maintenant capitaine du service de prévention des incendies de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Dans les bars, c’est la nuit que ça se passe. Pour voir quels bars contreviennent aux règlements, les pompiers de la Ville de Montréal travaillent lors de quarts de soir.

«On arrive dans les bars sans rendez-vous et on vérifie que la capacité d’occupants n’est pas dépassée, que les issues sont débarrées, que les sorties sont éclairées et que le réseau d’alarme d’incendie est fonctionnel», ajoute M. Trempe. Dès qu’un des éléments manque à l’appel, une amende est imposée au tenancier du bar fautif.

C’est cette routine de travail que désire instaurer le capitaine lors de son mandat en sol trifluvien. Ces nouvelles mesures font suite aux permis d’autorisation que doivent se procurer les bars pour encadrer les prestations de pyrotechnie intérieure et extérieure.

La sécurité avant tout

Débutant cette année, les pompiers vont attribuer à chaque bar une carte de capacité déterminant, selon des calculs précis, le nombre d’occupants que l’établissement peut accueillir. «Les bars n’auront pas leur carte tant qu’ils ne seront pas conformes aux normes», explique M. Trempe.

Pour être réglementaires au Code de construction et au Code national de prévention des incendies, les bars seront inspectés sur plusieurs points. Ils devront respecter le nombre d’issues nécessaires à leur capacité d’occupants. Ces sorties devront être éclairées et débarrées en tout temps. Elles devront toutes être identifiées par des affiches à la vue de tous. Le système d’alarme devra aussi être fonctionnel sous tous ses aspects tout comme le système d’éclairage d’urgence.

«Le devoir des tenanciers est de s’assurer qu’en cas d’urgence, leur bar possède tous les éléments de sécurité pour permettre aux clients de sortir rapidement», affirme le préventionniste.

Bien que ces nouvelles normes de sécurité engendrent des frais aux tenanciers de bar, ces derniers sont ouverts aux modifications. «On ne veut pas vivre de telles tragédies, donc on ne prend pas de chance. Surtout dans un bar comme Le Temple où on peut accueillir jusqu’à 700 personnes», confie Marc Germain, du Groupe Temple/Carlito/Trèfle/Embuscade/P’tit Pub.

Quand la fête vire au cauchemar

2013:Un incendie fait 237 morts et 116 blessés dans une discothèque de Santa Maria au Brésil. Une surcharge d’occupants et des issues bloquées nuisent à l’évacuation.

2009:Des feux d’artifice provoquent un incendie dans un bar en Russie. Les flammes endommagent le réseau électrique causant une panne d’éclairage. Plus de 150 personnes meurent et 160 sont blessés.

2009:Un incendie fait 66 morts et 222 blessés dans un bar en Thaïlande.

2004:Des mesures de sécurité pitoyables dans un bar en Argentine causent la mort de 194 personnes. Il n’y a même pas d’extincteurs sur place.

2003:Cent personnes meurent dans un incendie à la discothèque Station dans le Rhode Island aux États-Unis.

 

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