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Sortie virulente d'Yves Lévesque contre Hydro-Québec

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23 janvier 2013
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Par Nicolas Ducharme
TROIS-RIVIÈRES - 

Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque a fait une sortie sanglante, mercredi, à l’endroit des hautes instances d’Hydro-Québec. Questionné à savoir si son président et directeur général, Thierry Vandal, devrait remettre sa démission, il a répondu dans l'affirmative.

Le premier magistrat a reproché à la société d’État l’improvisation dans le dossier de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. Celui-ci ne comprend pas comment Hydro-Québec a pu effectuer un virage à 180 degrés en six mois, alors qu’elle a investi 1,9 milliard $ en études et équipements dans le but de procéder à la réfection du complexe mis en activité en 1983.

« Pourquoi les dirigeants de cette organisation ont changé d’idée après avoir englouti autant d’argent, d’avoir déchiré leurs chemises et d’avoir effectué des études pour démontrer les effets négatifs de la fermeture de la centrale ? », s’est-il demandé.

« C’est sûr et certain que, dans une entreprise privée, des questions se poseraient et des têtes sauteraient », a-t-il ajouté.

Ardent défenseur de Gentilly-2, M. Lévesque et la Ville de Trois-Rivières présenteront un mémoire la semaine prochaine lors de la Commission parlementaire sur la fermeture de la centrale nucléaire.

« Est-ce que c’est de l’improvisation ? Est-ce que des gens ont mal fait leur travail ? Ce sont des questions qui doivent être soulevées. Quand les dirigeants ont convaincu le gouvernement d’aller de l’avant avec la réfection au coût de 2,5 milliards $, ça ne s’est pas fait sur le coin d’une table. En ce moment, nous avons l’impression que cette décision s’est prise sur le coin d’une table », a observé M. Lévesque.

Un fonds qui ne répondra pas à la demande

Parmi les autres instances qui présenteront un mémoire lors de la Commission parlementaire sur la fermeture de la centrale nucléaire, la Chambre de commerce et d’industrie de Trois-Rivières (CCITR) soutiendra que le fonds de 200 millions $ prévu pour revitaliser le secteur industriel de la région est loin d’être suffisant.

C’est plutôt un montant allant de 800 millions $ à 1 milliard $ que demandera la CCITR.

« Dans l’optique où les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec doivent compenser la perte des 790 emplois directs de grande qualité, le gouvernement doit s’assurer d’un investissement substantiel de l’ordre de 850 000 $ par emploi direct nécessaire », mentionne la CCITR dans son mémoire.

« Force est de constater que l’économie trifluvienne s’est fragilisée, ces dernières années, au gré des volontés politiques du parti au pouvoir. Cette fois, l’effet est drastique et fatal […] Plusieurs craignaient cette sentence en raison de l’abolition des 790 emplois directs bien rémunérés de Gentilly-2, des emplois indirects et des retombées économiques colossales qui disparaîtront. »

 

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