Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

À l’ombre !

durée 17h20
20 mai 2012
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Ronald Denis

Bonne nouvelle ! Comme en Nouvelle-Écosse et comme à Victoria en Colombie-Britannique, le gouvernement du Québec s’apprête à déposer un projet de loi pour interdire l’accès aux salons de bronzage aux mineurs.

Au pays, le nombre de cancers de la peau, dont la croissance est continue, est supérieur à ceux du poumon, de la prostate et du sein réunis. On l’oublie, mais on ne peut pas bronzer sans risque. Une peau bronzée n’est pas un signe de santé, mais un signe qu’elle a subi des dommages cellu­laires profonds. Le bronzage est une réaction de défense lorsque la peau est expo­sée aux rayons ultraviolets (UV). Or, dans les cabines de bronzage, ce sont ces mêmes dangereux rayons UV qui irradient. Ces installations ont été déclarées cancérogènes en 2009 par le CIRC, l’agence de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé, qui les classe au même niveau de nocivité que le tabac, l’arsenic ou le gaz moutarde…

LE CANCER DE LA PEAU

Les cancers de la peau se répartissent en deux catégories principales : les mélanomes malins et les non-mélanomes. Les premiers sont des tumeurs qui se développent dans les mélanocytes, les cellules de la peau qui produisent la mélanine, responsable de la pigmentation de la peau. Ceux qui se forment dans les grains de beauté font partie des cancers les plus malins et affectent principalement les personnes à la peau claire. C’est une forme de cancer peu répandue, mais très grave. Elle ne représente que 5 % des cancers de la peau, mais elle est responsable de près de 75 % des décès résultant de ce type de cancer. Lorsqu’ils sont identifiés et traités dans leurs premiers stades, ces cancers sont neutralisés 9 fois sur 10.

Les non-mélanomes, le carcinome basocellulaire et le carcinome malpighien sont les deux types les plus courants de cancer de la peau. Le premier atteint surtout les gens de 50 ans et plus et correspond à 90 % des cancers de la peau. Il se développe au plus profond de l’épiderme et se manifeste généralement par un épaississement de la peau qui peut prendre l’apparence d’un grain de beauté qui s’étend et finit par prendre la forme d’un ulcère. Ces carcinomes basocellulaires peuvent en général être retirés par une chirurgie.

Les personnes surexposées aux rayons UV et celles qui subissent des coups de soleil fréquents, lorsqu’elles sont jeunes, sont plus à risque de développer un cancer de la peau.

BRONZER

Après une exposition en cabine de bronzage, la pigmentation de la peau se modifie en deux temps. D’abord, la coloration immédiate de la peau se développe dans les minutes qui suivent l’exposition aux rayons. Sous l’effet des UVA, les pigments mélaniques déjà présents dans la peau s’oxydent et lui procurent un hâle qui disparaîtra après quelques heures. Le bronzage n’apparaîtra que 48 heures plus tard et sera le résultat de la synthèse de mélanine, une réaction de défense contre les rayonnements solaires. La peau se sent atta­quée et se défend. Vous le faites souvent ? Même si vous avez plus de 18 ans, méfiez-vous, car vous risquez avec les années de faire partie des statistiques…

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h00

Facteurs de risque de maladies du cœur et d'AVC: des tendances préoccupantes

Cœur + AVC publie mardi un nouveau rapport avec des données à jour sur les facteurs de risque modifiables de la population. Plusieurs indicateurs médicaux sont au rouge, notamment les cas d'hypertension, de diabète de type 2 et les taux élevés de cholestérol. Le nombre de Canadiens atteints d'hypertension augmente chaque année depuis le début des ...

Publié à 9h00

Le taux de suicide à la baisse au Québec, mais des régions sont plus touchées

Le Québec continue d'afficher une diminution des taux de suicide. Plusieurs régions hors des grands centres urbains ont toutefois des taux de suicide significativement supérieurs au reste de la province. Le portrait des comportements suicidaires au Québec 2026, publié lundi par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), indique que ...

Publié hier à 12h00

Semaine de prévention du suicide: «Il reste encore des tabous», juge le PDG de l'AQPS

Parler ouvertement du suicide n'est pas une conversation simple, mais il s'agit du premier pas vers la prévention, estime le président-directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide, qui souhaite briser les tabous. Selon Hugo Fournier, il ne faut pas avoir peur de demander à quelqu'un qui semble aller mal si elle pense au ...