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« Dérapages », un film à voir

durée 16h12
24 avril 2012
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Par Fannie Brouillette
TROIS-RIVIÈRES - 

Le film Dérapages de Paul Arcand, a touché une corde sensible chez Lise Lebel. La mère de Katherine Beaulieu, une jeune victime de la route, a pu assister à une projection spéciale du documentaire, lundi. Celle qui milite aujourd’hui contre les comportements dangereux au volant espère que le film sensibilisera les jeunes et leurs parents.

Deux ans presque jour pour jour après la mort de sa fille, le 3 mai 2010, Lise Lebel souhaite prévenir les jeunes des conséquences de la conduite avec les facultés affaiblies. Katherine Beaulieu est morte lorsque sa voiture a été heurtée de plein fouet par un véhicule qui circulait en sens inverse sur l’autoroute 55. La conductrice de cette autre voiture, Irina Mysliakovskaia, fait toujours face à des accusations de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

« Il y a beaucoup d’éléments qui viennent me chercher dans ce film-là, commente Mme Lebel. Ce ne sont pas seulement que les jeunes qui sont touchés, mais bien tout le monde. C’est notre génération qui a créé cet engouement de défier la vie. Le film me l’a fait réaliser. »

En effet, le film vise à conscientiser aussi les parents des jeunes conducteurs.

« On a peur de dire aux gens que la façon dont ils se comportent n’a pas de sens. Pourquoi? Je ne comprends pas l’inconscience sociale », poursuit Mme Lebel.

Comme le film Dérapages, la Fondation Katherine-Beaulieu souhaite sensibiliser les gens aux dangers de l’alcool et de la vitesse au volant. Malgré la portée du documentaire, Mme Lebel croit que la conscientisation sera de courte durée.

« Est-ce que ça va faire un effet à long terme, j’en doute. Est-ce que ça fera changer des comportements, j’en doute également », fait-elle savoir.

Elle prône le resserrement des règles encadrant les jeunes conducteurs.

« Les sentences ne sont pas assez importantes. Ce n’est pas un accident. C’est un geste criminel. Je ne comprends pas qu’ils aient constamment besoin de prendre tous ces risques », se désole-t-elle.

« Le but est de conscientiser le plus de gens possible. Il faut dénoncer et condamner ces gestes-là. S’il n’y a pas de conséquences, ça ne change rien. Tout le monde devrait voir ce film. Les parents devraient amener leurs jeunes », soutient Véronique Dargis, impliquée dans la Fondation Katherine-Beaulieu.

Images choc

Le film montre des histoires troublantes de jeunes victimes de la route et de leurs proches. On y voit entre autres Mikaël, devenu lourdement handicapé après un traumatisme crânien.

« Quand je vois ça, je me dis qu’au moins, Katherine n’a pas souffert », confie la mère.

Les personnes impliquées dans la Fondation Katherine-Beaulieu ont, elles aussi, été très touchées par le film.

« C’est poignant. C’est spécial de visionner des images comme ça en étant accompagnée de gens qui ont vécu ça de près », exprime Véronique Dargis.

« C’est un film très touchant. Je n’aurais pas pensé être aussi attristé de ce constat-là. Qu’il y ait autant de décès, c’est frappant. Oui, les jeunes réalisent que c’est dangereux, mais l’adrénaline plus fort que tout. C’est comme le jeu de la roulette russe. C’est très désolant », ajoute Michel Pronovost.

 

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