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Les enfants souffrent du manque de médecins spécialistes

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22 mars 2012
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Par Fannie Brouillette

Plusieurs disciplines de médecine connaissent une pénurie de spécialistes en Mauricie et au Centre-du-Québec. Et ce sont les enfants qui sont les plus touchés par ce manque de ressources.

La pédiatrie et la pédopsychiatrie se retrouvent parmi les cinq spécialités qui connaissent un besoin criant de médecins. Selon les statistiques fournies par l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, seulement 15 pédiatres œuvrent dans la région sur les 22 autorisés par le ministère de la Santé. En pédopsychiatrie, la population n'a accès qu'à la moitié des huit spécialistes prévus.

Du côté des spécialités adultes, il n'y a qu'un seul dermatologue alors que Québec en prévoit cinq. Les deux postes alloués en allergie et immunologie clinique sont vacants. Il manque également huit des 39 psychiatres requis pour répondre à la demande.

D'autres spécialités ne parviennent pas à combler en totalité les postes prévus, notamment l'endocrinologie (deux postes vacants sur cinq), la médecine interne (deux sur 39), l'obstétrique-gynécologie (deux sur 26) et la radiologie diagnostique (trois sur 31).

Il est difficile de recruter de nouveaux spécialistes. Les dirigeants de l'Agence de la santé et des services sociaux souhaitent attirer plus de finissants dans ces secteurs.

« La pénurie n'est pas unique à notre région, explique Gilles Hudon, directeur des services de santé et affaires médicales à l'Agence. Les médecins dans ces spécialités se concentrent davantage dans les grands centres. Il y a une réflexion à l'échelle provinciale pour déterminer où les nouveaux médecins vont aller. »

Dans ces domaines de la médecine, difficile de combler un poste sans dépouiller une autre région. Toutefois, le ministère ne peut obliger un médecin déjà établi à aller pratiquer ailleurs. C'est pourquoi on se tourne surtout vers les finissants.

« On a confiance, avec le nombre de finissants qui va augmenter de 500 à environ 800, que ces nouvelles ressources nous permettront de combler les postes vacants », poursuit M. Hudon.

Plus pour les médecins de famille

Pour pallier le manque de ressources, les omnipraticiens doivent assumer plus de responsabilités. « À défaut d'avoir des médecins spécialistes, les omnipraticiens développent une expertise. Si un cas plus complexe se présente, on réfèrera le patient à un spécialiste dans les régions universitaires. »

À Trois-Rivières et Shawinigan, où il y a un manque important de psychiatres, les omnipraticiens ont reçu une formation en psychiatrie. Ça permettait de faire un bon bout de chemin et de combler en partie cette lacune due au manque de psychiatres », poursuit M. Hudon.

Certains secteurs parfaitement couverts

Si certaines spécialités peinent à attirer les étudiants en médecine, d'autres ne vivent aucune pénurie.

Pas moins de 11 secteurs voient tous leurs postes comblés. C'est le cas de la chirurgie plastique, de l'hématologie, la néphrologie, la neurochirurgie, l'oto-rhino-laryngologie (ORL), la physiatrie, la pneumologie, la rhumatologie et la santé communautaire.

En chirurgie orthopédique et en microbiologie médicale, il a même été possible de remplacer un médecin avant son départ pour la retraite.

« Deux médecins peuvent cohabiter pendant six mois. Ce chevauchement de carrière permet de transférer les dossiers sans qu'il y ait de bris de service », indique M. Hudon.

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