Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

L'UQTR ne lèvera pas les cours

durée 16h47
20 mars 2012
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Nicolas Ducharme

En cette deuxième journée de manifestation à l'Université du Québec à Trois-Rivières, la direction a réitéré sa position mardi avant-midi. Il n'est aucunement question de lever les cours.

En point de presse, le vice-recteur à l'administration, finances et vie étudiante, Claude Arbour, a laissé savoir que l'Association générale étudiante de l'UQTR (AGE UQTR) avait encore une fois déposé une demande de suspension complète des cours mardi. L'Université n'a toutefois pas l'intention d'aller en ce sens pour des raisons que M. Arbour qualifie de légales.

« Nous n'avons pas le droit, au niveau de la loi, de suspendre les cours. Nous pourrions même être poursuivis si nous cessions l'offre de cours. »

Toutefois, l'UQTR a fait parvenir un message à son corps enseignant, leur permettant de ne pas dispenser les cours si la situation n'était pas appropriée.

« C'est au enseignants, si les conditions ne sont pas propices, de cesser les cours. Il n'y a pas de chasse aux sorcières pour voir qui les donnent ou non. Notre rôle n'est pas de brimer les droits des étudiants, mais plutôt de tenter de donner les cours. Si ce n'est pas possible, nous vivons avec la situation. »

Le vice-recteur estime que 90 % des cours n'ont pas été dispensés lundi et mardi.

De plus, les perturbations sur le campus ont éloigné la population trifluvienne du Centre de l'activité physique et sportive Léopold Gagnon. M. Arbour ne pouvait cependant pas chiffrer la baisse de clientèle de l'endroit.

« Il ne faudra pas être surpris de voir un achalandage moins important au CAPS à la fin du mois. Les gens ne cherchent pas à aller dans un milieu où il y a des perturbations. »

Directive ministérielle?

Du côté de l'AGE UQTR, son président, Hugo Mailhot-Couture, est persuadé que la décision de ne pas suspendre les cours vient de plus haut.

« C'est une directive du ministère de l'Éducation. C'est très clair qu'ils veulent bâillonner les étudiants. »

Mailhot-Couture se réjouit d'ailleurs du succès des opérations commandos, qui avaient comme tâche de déranger les classes pour que les séances de cours soient levées.

« À un certain point, il n'y avait que 5 % des cours donnés. On peut parler de mission réussie », souligne le président.

Plus de 500 étudiants à la manifestation de jeudi

Pendant qu'elle tente toujours d'obtenir une levée de cours, l'AGE UQTR poursuit, en parallèle, son travail dans l'organisation de la délégation qui prendra part à l'importante manifestation qui se déroulera jeudi dans la métropole.

« Nous avons réservé 10 autobus jusqu'à présent et nous devrons probablement en noliser encore plus. Nous avons pour l'instant une liste de 500 personnes qui désirent participer à la manifestation, sans compter ceux qui s'y rendront par leurs propres moyens », laisse savoir le président.

Les étudiants espèrent obtenir de l'UQTR une levée de cours pour le 22 mars. De son côté, Claude Arbour a laissé planer un doute quant à cette possibilité lors de son point de presse de mardi.

D'ici là, les étudiants poursuivent leurs moyens de pression sur le campus. Deux entrées du site sont toujours bloquées alors que les automobilistes se butent à des piquets grèves qui ralentissent la circulation dans les autres entrées.

De plus, les universitaires occupent toujours le pavillon Pierre-Boucher, où sont situés les bureaux administratifs de l'UQTR. Les étudiants comptent poursuivre leur bed in dans le même endroit comme ils l'ont fait dans la nuit de lundi à mardi.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Grève, manif et autres, le «Communautaire à boutte» à compter de lundi

À compter de lundi, des groupes communautaires de tout le Québec se feront voir et entendre, parfois par des journées de grève, parfois par des activités populaires ou des manifestations, dans le cadre du mouvement «Le Communautaire à boutte». Cette vague de mobilisation culminera par un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Québec, le 2 ...

Publié à 15h00

Québec a perdu plus de 50 000 immigrants temporaires depuis l'an dernier

Le nombre de résidents non permanents a diminué de 51 413 entre janvier 2025 et janvier 2026 au Québec, selon l’Institut de la statique du Québec (ISQ). C’est dans la catégorie des titulaires de permis de travail que la baisse est la plus significative. Ils sont passés de 231 732 à 194 629 entre 2025 et 2026. Il s’agit d’une baisse de 37 ...

Publié à 12h00

Une entente entre la FIQ et Québec clarifie l'inscription de patients par des IPS

Santé Québec doit conclure des ententes avec chaque groupe de médecine de famille (GMF) pour permettre aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) d'inscrire directement des patients à leur nom, ce qui était réservé aux médecins jusqu'à présent. Une entente a été conclue le 16 mars entre la FIQ et le ministère de la Santé pour clarifier et ...