Gentilly-2 ne résisterait pas à un séisme de modéré à fort, selon une étude
Centrale nucleaire de Gentilly
Une étude du physicien nucléaire Michel Duguay indique que la centrale nucléaire Gentilly-2 ne résisterait pas à un tremblement de 5 à 7 à l'échelle Richter.
Cette analyse a été rendue publique par le mouvement Sortons le Québec du nucléaire mercredi, à quelques jours du premier anniversaire de la catastrophe de Fukushima au Japon. Dans « Danger nucléaire au Canada, séisme ou tsunami? », M. Duguay explique qu'à la suite d'un séisme de modéré à fort, qui surviendrait à proximité et dont l'épicentre serait près de la surface, le risque d'une fonte du cœur du réacteur de Gentilly-2 n'est pas négligeable.
« La conclusion prudente que je crois valable pour Gentilly-2 est la suivante : un séisme caractérisé par une accélération maximum du sol pourrait causer des bris de tuyaux et entraîner une perte importante de caloporteur. Dans un tel cas, la documentation de la Commission canadienne de sûreté nucléaire prévoit une fonte partielle du cœur du réacteur », a écrit le scientifique.
Selon l'auteur, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) cache toutefois des faits dans son rapport INFO-0824. M. Duguay explique que la CCSN, sous prétexte que le rapport était destiné au grand public, a gommé des valeurs d'accélération maximum sur des cartes de la Commission géologique du Canada. Il déplore également que la CCSN ait conclu que le danger qu'un séisme majeur se produise à une centrale nucléaire canadienne est négligeable. Il dénonce cette attitude qui selon lui se veut rassurante envers le public.
M. Duguay estime qu'à Gentilly-2, les risques de tremblement de terre majeurs (de 7 à 9 à l'échelle Richter) sont envisageables.
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