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Un organisme pour aider les prostituées

durée 10h49
3 novembre 2011
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Par Fannie Brouillette

Les prostituées de la région reçoivent l'aide de du programme Prévention milieux, de l'organisme Sidaction, qui comporte un volet pour les femmes vulnérables.

Claudiane Ayotte et Chantal Lemire parcourent différents milieux de Trois-Rivières et Shawinigan pour faire la prévention des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS).

Le projet a été connu sous le nom de Catwoman. Les prostituées font partie de la clientèle cible du programme Prévention milieux. Les deux intervenantes visitent régulièrement les milieux où on retrouve des travailleuses du sexe et offrent du support et de l'information pour prévenir les ITSS.

« Nous faisons la prévention des ITSS envers les femmes vulnérables. Nous allons dans les milieux, comme les bars de danseuses, les agences d'escortes, les salons de massage et aussi dans les maisons privées. Nous allons rencontrer les travailleuses du sexe », mentionne Mme Ayotte.

Au fil des années, le rôle de prévention a changé. « On a de moins à moins à expliquer ce que c'est, les ITSS. Nous expliquons plutôt comment les prévenir, comment utiliser un condom», indique Chantal Lemire.

Le rôle des deux intervenantes est également d'aider les travailleuses du sexe à améliorer leur confiance en soi et à développer une bonne hygiène de vie. « Si elles veulent reprendre le contrôle sur leur vie, on va les aider dans leur travail et elles seront peut-être un peu moins portées à accepter certaines pratiques avec lesquelles elles sont moins à l'aise », indique M. Lemire.

Les intervenantes de Sidaction peuvent aussi accompagner les prostituées si elles souhaitent se sortir de ce milieu. « On a déjà référé quelqu'un au carrefour jeunesse emploi et elle est suivie là-bas. On en aide d'autres dans un déménagement parce qu'elles sont connues dans leur quartier et elles sont embêtées par certains clients », ajoute M. Lemire.

Les deux intervenantes ont établi un lien de confiance avec celles qu'elles côtoient. « Nous les respectons dans ce qu'elles font. Elles voient que nous sommes là pour elles et elles entendent parler du nous par d'autres filles du milieu qui nous connaissent », conclut Chantal Lemire.

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