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Entrer sans payer : la STTR réagit

durée 15h34
3 novembre 2011
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Par Guillaume Jacob

À la suite du reportage publié dans la dernière édition de l'Écho, la Société de transport de Trois-Rivières a rencontré ses chauffeurs pour leur rappeler de voir à ce que leurs passagers paient leurs droits d'entrée.

« On a eu des discussions en comité de relation de travail avec le syndicat et on a rappelé à nos chauffeurs l'importance de percevoir les titres de passage, souligne le directeur général de la STTR, Guy DeMontigny. On va s'assurer que le message passe et que la tarification se fasse comme dans le guide des conducteurs et lors des formations. »

Rappelons qu'un journaliste de l'Écho avait réussi à prendre l'autobus six fois sur sept sans payer et sans se faire interpeller par les chauffeurs de la STTR.

« On regarde aussi la possibilité d'introduire en exercice des inspecteurs sous la forme de clients mystères, afin de vérifier périodiquement si les conducteurs demandent bel et bien les titres de transport », annonce Guy DeMontigny. Un délégué de la STTR devrait prochainement rencontrer les gens de la Société de transport de Laval, où cette tactique est utilisée, pour voir comment ils procèdent.

Les chauffeurs ont été surpris des informations révélées par l'Écho. « Pour eux comme pour nous à la direction, c'était la première fois qu'on était mis devant de telles constatations », rappelle le directeur général.

Guy DeMontigny est d'avis que les passagers qui entrent sans payer se font rares. La STTR ne tient aucune statistique capable de jauger le phénomène, mais la santé financière de la société de transport ne serait pas compromise.

Il faut dire que la STTR ne tire que 31% de ses revenus des tarifs aux passagers, et que seulement le quart des utilisateurs paient le tarif de 3$ en monnaie exacte.

La Municipalité participe à hauteur de 4,16 millions $ au budget total de la STTR, qui est de quelque 12 millions $.

Vers un système de carte à puce

La Société de transport de Trois-Rivières compte implanter, à l'horizon 2013, un système de carte à puce tel qu'utilisé par la Société de transport de Montréal et le Réseau de transport de la Capitale. Pour ce faire, la STTR s'est alliée aux sociétés de transport de Saguenay et Sherbrooke.

La fraude est une des raisons qui ont incité la Société de transport de Montréal à instaurer un système de carte à puce il y a trois ans, rappelle Michèle Saint-Hilaire, porte-parole de la STM. « Depuis, on récupère des sommes qui étaient reliées aux fraudes. Ça facilite beaucoup la perception des titres de passage. Ça devient plus gênant pour les gens de passer sans payer. »

Avec un tel système, les passagers obtiennent automatiquement des titres de passage. Les inspecteurs se tournent donc vers les utilisateurs pour vérifier s'ils ont bien payé le tarif, ceux-ci devant conserver leur titre en tout temps.

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