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Plus de morts, mais pas beaucoup plus de revenus

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18 octobre 2011
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Par JEAN-FRANÇOIS HINSE

Avec le vieillissement de la population et la hausse du nombre de décès chaque année, on serait porté à croire que les entreprises funéraires voient leurs chiffres d'affaires exploser en ce moment. Ce n'est toutefois pas le cas en Mauricie, ni dans le reste de la province.

Vrai que l'industrie se porte quand même bien avec un chiffre d'affaires de plus de 330 M$ par année pour ses quelques 300 entreprises. La clientèle est nombreuse, car le Québec a enregistré 58 400 décès l'an dernier, soit une hausse de 2,9% par rapport aux 56 748 décès dénombrés en 2007. Mais de là à dire qu'elle vit des années de gloire, ce serait exagérer selon Nathalie Samson, directrice générale de la Corporation des thanatologues du Québec.

« Bien des gens se disent que la population est vieillissante et qu'il y a une hausse du taux de mortalité, donc beaucoup plus de revenus pour les entreprises funéraires. Mais l'équation n'est pas si simple», explique-t-elle.

Ce qui manque à cette équation, c'est que les entreprises funéraires ont multiplié les services ces dernières années. Elles ont également fait face à une hausse du coût des matériaux comme le bois et le marbre, qui sont utilisés dans ce type d'entreprise, sans pouvoir transférer la facture aux clients.

« Il y a 20 ou 30 ans, on s'occupait seulement des défunts et chaque famille demandait le même genre de service. Mais aujourd'hui, on passe beaucoup plus de temps avec les familles pour développer des forfaits personnalisés. Les services sont à la carte et diffèrent d'une famille à l'autre. Tout coûte plus cher et la marge de profit des entreprises a diminué de beaucoup», souligne Mme Samson.

«Les rituels funéraires évoluent. Avant, nous n'avions pas besoin d'équipements informatiques et audio visuels à la fine pointe de la technologie. Mais aujourd'hui, nous devons en avoir pour répondre à la demande. C'est la même chose pour l'investissement en temps et en ressources pour faire le soutien psychologique. Ce sont des nouvelles dépenses que nous devons assumer en partie», ajoute Julie Rousseau, directrice du Centre Funéraire Rousseau de Trois-Rivières, une entreprise qui œuvre dans le domaine depuis 85 ans.

Coupes dans les dépenses funéraires

Sylvie Picard, propriétaire du Salon funéraire Sylvie Picard de Shawinigan, observe une tendance à la baisse concernant l'investissement financier des familles lors des cérémonies funéraires. Citant certaines études, elle souligne que les familles ne défraient pas un sous de plus pour les cérémonies funéraires aujourd'hui qu'elles le faisaient il y a 30 ans.

«En 1980, les familles investissaient en moyenne 7000$ pour l'ensemble d'un service funéraire. Aujourd'hui, ce chiffre n'a pas changé. Mais les frais d'opérations des entreprises ont quant à eux beaucoup augmentés», souligne l'entrepreneure shawiniganaise.

La hausse de popularité de la crémation, une option que choisit plus de 75% de la clientèle, affecte également les revenus des entrepreneurs funéraires.

«Il y a quelques années, une bonne partie des revenus provenait de la vente de cercueils. Aujourd'hui, la plupart des gens n'en demandent plus, ou préfèrent en louer seulement pour le temps de l'exposition du corps avant la crémation. Ça change les données», explique Sylvie Picard.

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