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Chasseurs de faits divers

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9 septembre 2011
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Par Guillaume Jacob

(Trois-Rivières) Yankee, tango, whisky.du charabia? Pas pour Yannick Laperrière et ses acolytes d'Infos Trois-Rivières. Les ondes des services d'urgence n'ont plus de secret pour ces chasseurs de faits divers.

Jour et nuit, au moins un des six bougres qui forment l'équipe a l'oreille rivé au balayeur d'ondes. Que ce soit un accident, une arrestation, un incendie ou une alarme, ils talonnent les services d'urgence pour prendre des clichés et amasser des informations sur les petits et parfois grands événements qui secouent la région.

C'est pendant un congé de paternité que le père de ce site Web dédié aux faits divers régionaux s'est lancé dans le projet qui l'anime depuis maintenant cinq ans. «J'ai toujours été passionné par les ondes, raconte Yannick Laperrière. Pour passer le temps, j'ai décidé de mettre en ligne les informations que j'y recueillais.» Puis, le site Web, à l'instar de beaucoup d'autres du genre au Québec, a pris une place laissée vacante par les médias traditionnels. «Dans les dernières années, les médias ont un peu délaissé les faits divers. Ça coûte cher car il faut y attitrer un journaliste à temps plein, le jour comme la nuit.»

Avec les années, Infos Trois-Rivières a gagné en popularité, si bien qu'aujourd'hui, on compte environ 1000 visiteurs uniques par jour sur le site Web. Le groupe fait même office d'agence auprès de certains médias, comme l'Écho et TVA, en leur fournissant des photos et des informations. Ce n'est toutefois rien pour assumer les dépenses encourues.

Toutefois, les gars de l'équipe sont catégoriques. S'ils consacrent temps et argent à couvrir les faits divers, c'est avant tout pour vivre à fond une passion. «Je me suis joint à l'équipe d'abord par curiosité, explique Martin Paillé, qui couvre la région de Shawinigan. J'ai toujours eu un intérêt pour le travail des services d'urgence. Ça procure une bonne dose d'adrénaline d'arriver sur les lieux d'un événement et d'être témoin de leur déploiement.»

Alors que ses coéquipiers l'approuvent, une sirène au loin perce la rumeur de la ville. Tous dressent l'oreille. «Une ambulance», confirme Yannick Laperrière.

Intérêt.ou curiosité publique?

La passion des six bonhommes, qui ont tous un emploi ou une occupation parallèle à Info Trois-Rivières, a de quoi rendre perplexe ceux qui considèrent la rubrique des «chiens écrasés» avec condescendance. «C'est certain qu'il y a une bonne part de voyeurisme», admet sans ambages André Demers, le doyen du groupe.

C'est aussi important de faire connaître le travail des services d'urgence, selon Yannick Laperrière. «Après toutes ces années, on en est venu à comprendre les méthodes et les procédures. Ça nous permet de les expliquer au public, qui est parfois prompt à critiquer le travail des policiers et des pompiers.»

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