À la recherche des trésors de Trois-Rivières
L archéologue Louis Gilbert et son équipe de trois professionnels prendront sous leurs ailes 12 stagiaires du programme Histoire et civilisation du Collège Laflèche. Trois-Rivières le 8 septembre 2011. NICOLAS DUCHARME/L'ÉCHO DE TROIS-RIVIÈRES/AGENCE QMI
(Trois-Rivières) Il semblerait que le site archéologique du parc de La Vérendrye ait encore des secrets à révéler. Des fouilles auront lieu, pour une troisième année consécutive, dans le parc situé à l'extrémité de la Terrasse Turcotte.
Encore une fois cette année, ce sont les étudiants du programme Histoire et civilisation du Collège Laflèche qui se chargeront d'excaver les trésors enfouis depuis des centaines d'années dans le site où reposait la maison du Gouverneur de Varennes. Les chercheurs seront appuyés par une équipe d'archéologues professionnels menée par Louis Gilbert, professeur à l'institution.
Pour ce dernier, effectuer le travail avec des étudiants est bien différent que de le faire avec une équipe de vétérans. « Il faut une supervision constante parce que nous sommes sur un vrai site archéologique. Il faut s'assurer que tout a été récupéré et noté. Les pros ne se posent pas de questions, ils savent ce qu'est tel objet, alors qu'un étudiant peut penser que ce n'est absolument rien. Par contre, les étudiants ne sont pas blasés. Ils peuvent être excités à la découverte d'un clou. C'est une excitation qui se transmet au professionnel. »
Les étudiants étaient d'ailleurs très excités de pouvoir mettre en pratique les centaines d'heures de théorie. « C'est toute une expérience. Ce sont des heures de fouilles qui entrent dans le corps. Ça permet de voir si nous aimons ce que nous faisons », lance Sébastien Blanchette. « Trois-Rivières permet de faire de belles fouilles parce qu'il n'y a pas eu beaucoup de construction qui ont chamboulé le sol. À l'époque, les gens n'avaient pas la philosophie de ce qui se passait dans le passé », rajoute Étienne Béchard.
De belles trouvailles
Malgré l'étroitesse du site, Louis Gilbert s'attend à faire de belles découvertes lors des journées de fouilles du 11 au 18 septembre. « Ce serait étonnant que nous trouvions des objets complets. L'an dernier nous avons trouvé une cruche presque complète mais en morceaux. Ça devrait être pareil cette année (.) Chaque fois que nous donnons un coup de pelle, nous ne savons pas ce que nous allons trouver. »
D'ailleurs, le matin même, les experts sont tombés sur ce qui pourrait être la fondation d'une maison construite au 19e siècle à l'endroit même où se trouvait la résidence du Gouverneur de Varennes.
Monsieur Gilbert espère aussi découvrir un dépotoir à l'arrière de la résidence. « Un dépotoir, ce n'est peut-être pas excitant pour la majorité des gens mais, pour nous, ça permet de comprendre le mode de vie des gens de l'époque. »
Les curieux pourront se rendre sur le site du 11 au 16 septembre ainsi que les 17 et 18. Des étudiants de la Technique de tourisme du Collège Laflèche seront sur place pour répondre aux questions.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Cancer du sein: l'obésité empêcherait le corps d'éliminer les cellules dangereuses
L'obésité semble interférer avec la capacité du corps à éliminer efficacement les cellules qui risquent de se transformer en cellules cancéreuses, ce qui pourrait expliquer pourquoi l'obésité est un facteur de risque pour le cancer du sein, croient des chercheurs américains. En résumé, les auteurs de l'étude ont constaté que les ...
LIRE LA SUITE
FA: l'Institut de cardiologie de Montréal réalise une première canadienne
Un patient chez qui l'utilisation d'anticoagulants n'était pas appropriée a profité d'une intervention réalisée en grande première canadienne à l'Institut de cardiologie de Montréal, et qui a fait d'une pierre deux coups. L'intervention pratiquée par le docteur Adrian Petzl a ainsi permis de s'attaquer non seulement au problème de ...
LIRE LA SUITE
Les jeunes du Québec entament une deuxième rentrée scolaire sans téléphones
Cette rentrée scolaire marque la deuxième depuis que le gouvernement québécois a interdit, en 2025, l’utilisation des téléphones cellulaires dans les écoles. La première année de cette expérience s’est «très bien passée», selon le président de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Richard Bergevin. Ce dernier affirme ...
LIRE LA SUITE