Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une cowgirl au grand cœur

durée 16h07
8 septembre 2011
1ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Guillaume Jacob

(Saint-Étienne-des-Grès) Claudia St-Pierre monte à cheval depuis qu'elle a cinq ans. Aujourd'hui, elle utilise sa passion pour aider ceux qui n'avaient jamais cru pouvoir chevaucher.

Accotée à la clôture, Claudia St-Pierre jette de brefs regards vers la dizaine de chevaux qui paissent dans le pré du ranch familial. Des petits miracles se produisent dans cet enclos, témoigne la cowgirl. Des miracles que l'on doit à la zoothérapie.

Depuis huit ans, Claudia St-Pierre fait découvrir les joies de l'équitation à des personnes avec des handicaps physiques ou des limitations intellectuelles, comme des trisomiques, des autistes ou des jeunes avec des troubles envahissants du développement. En leur permettant de monter en selle, les cours d'équitation de Mme St-Pierre font tomber les peurs et repoussent les limites de l'élève. «Ça leur permet d'acquérir certaines habiletés. qPar exemple, ils acquièrent une méthode de travail, en faisant toutes les étapes préalables (brosser le cheval, installer la selle, etc). Ils apprennent à suivre des règles, s'exercent à manipuler des objets.»

L'équitation compléterait bien les traitements prodigués par les différents spécialistes que sont les psychologues, physiothérapeutes ou ergothérapeutes, observe celle qui détient un brevet en zoothérapie équestre de l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière. «Lorsque des personnes avec des limitations fonctionnelles montent à cheval, c'est avant tout pour s'amuser. En ayant du plaisir, elles se dépassent plus facilement.»

Et contrairement à d'autres disciplines sportives, l'équitation permet d'éviter les comparaisons injustes. «On mesure ses progrès non pas en se comparant aux autres, mais face à soi-même.» Surtout, monter à cheval permet aux élèves d'acquérir beaucoup de confiance en eux. «Ils réalisent que bien qu'ils soient différents, ils sont quand même capables de faire de l'équitation avec un peu d'effort.»

Pour monter à cheval, les élèves doivent d'abord avoir la permission de leur médecin. D'un à trois accompagnateurs par personnes permettent d'assurer la sécurité des activités.

Compétition

Lorsque Claudia St-Pierre ôte son chapeau de zoothérapeute, c'est pour enfiler celui de cowboy. Et elle le cale bien sur sa tête lorsqu'elle participe aux courses de barils et aux épreuves de sauvetage, qui consistent à faire monter un partenaire au sol en selle derrière soi alors que son cheval file au galop. C'est d'ailleurs dans cette catégorie de compétition que la cowgirl tentera de se qualifier au Festival western de St-Tite. «C'est une véritable libération», dit-elle à propos de la compétition. «Ça demande une coordination presque parfaite entre le cavalier et son partenaire au sol. Une fraction de seconde peut faire la différence.»

Tout au long de la saison, il est fréquent que Claudia St-Pierre intègre certains de ses élèves du volet zoothérapie à son équipe de compétition.

«Les chevaux sont ma passion, et le ranch me permet de la transmettre à d'autres», résume-t-elle.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

Les orthophonistes s'inquiètent du temps d'écran des tout-petits

Trop de parents ignorent encore les effets négatifs que les écrans peuvent avoir sur le développement de leurs enfants en bas âge, déplore l'Association d’orthophonistes et des audiologistes du Québec. De nombreuses études établissent une corrélation entre le temps d'écran d'enfants de moins de cinq ans et les risques de développer un retard de ...

Publié le 3 mai 2026

Une recherche vise à permettre la détection du cancer par prise de sang, sans biopsie

Le jour n’est pas si loin où une simple prise de sang permettra aux personnes atteintes de cancer de ne plus devoir se soumettre à des chirurgies pour extraire des tissus cancéreux – ce qu’on appelle communément une biopsie – pour avoir un suivi de leur maladie ou même pour la diagnostiquer. La prise de sang devient alors ce que les experts dans ...

Publié le 3 mai 2026

D'après Statistique Canada, le taux de pauvreté demeure stable à 11 %

Statistique Canada indique que le taux de pauvreté du pays a à peine bougé en 2024, demeurant plus de 50 % au-dessus des niveaux de 2020. L’organisme précise que 11 % des Canadiens — soit environ 4,5 millions de personnes — vivaient dans la pauvreté en 2024, comparativement à 11,1 % en 2023 et à 7 % en 2020. Statistique Canada ajoute que le ...